Band 
Tome septième.
Seite
114
JPEG-Download
 

IU L’EMl'lUE.

i’assieltc des cantonnements. Le qua-trieme corps eut l’ordre d’etendre lessiens entre Amberg et Bayreuth ; lesixieme, entreNüremberg et Bamberg .Le cinquieme dut se reunir ä Schwein-furt, en tenant des piquets de cava-lerie en avant d’Unnnerstadt, et surIleldbourg, afin d’intercepter les Com-munications entre Würtzbourg et laSaxe, et de favoriser les reconnaissancesdes ofliciers de l’etat-major. II fut or-donne aux generaux Milhaud et Lasalle,chefs de la cavalerie legere de la re-serve, de tenir leurs brigades reunies,et d’avoir des piquets sur les Commu-nications de Cobourg . Le prince dePonte-Corvo fut Charge de faire eclairerla communication de Leipsig. Le troi-sieme corps etait toujours ä Bamberg .II fut ordonne au septieme de canton-ner aux environs de Würtzbourg , surla route de Bamberg .

Le 5 octobre, de nouveaux ordrespartis du quartier-general imperial im-primerent un mouvement a toute I’ar-mee, dans lebut de laconcentrer tou-jours davantage, et de la rapprocherdes lieux oü etait rcnncini. Le cin-quieme corps fut dirige sur Cobourg ;arrivö lä, il devait conlinuer sa routesur Craffenthal. Le septieme corps,destine a appuyer le cinquieme, eutegalement sa direction assignee sur Co-bourg; et il devait etre, le 8, entreBamberg et cette ville. Il fut enjoint auduc de Dalmatio d’cntrer ä Bayreuthle7, avec scs forccs reunies. Son ordreportait de continuer ensuite sa marchesur Hoff'. Le duc d’Elchingen eut l’ordrcd’appuyer ce mouvement. « Coimue il» n’y a qu’une cliaussee dans le pays» de Bayreuth (manda le prince Major-» general au Marechal), Sa Majeste a» juge convenable que vous inarehiez» toujours ä une demi-journee du corps» du duc de Dalmatie ; mais vous vous

» reuniriez h lui dans toutes les posi-» tions oü cela serait necessaire. Vous» observerez que la guerre ne doit pas»etre consideree comme deck ree.» Yotrc langage sera constamment que» l’Empereur fait occuper le pays de» Bayreuth , pour appuyer son aile» (lroite menacee par le rassemblement» des Prussiens et par l’invasion de la» Saxe. »

La division bavaroise du generaleomte de Wrede suivait les quatriemeetsixiüme corps; eile futdestinee ä s’em-parer de Kulmbach , petite forteressedu pays de Bayreuth , situec sur le Mein,dans une forte position. Cependant ilfut mande au comtc de Wrede de nepoint arreter tout(i sa division devantcette place; si eile resistaitä la premiöresommation, il devait en faire le blocuspar un ou deux regiments.

Le G, le grand quartier-general futtransporte ä Bamberg , oü la garde im-periale arriva le meine jour. Le troisie-me corps n’avait pas beuge de ses can-tonnements pres de cette ville; et lepremier etait toujours en avant de toutel’armee, pres de Lichtenfels et de Cro-nach. Laresorve de cavalerie etait entreles premier et troisiemo corps, pous-sant des postes plus loin que Cronach.Dans cette position , les cinquieme etseptieme formaient la gauclie de laGrande-Armee, ii une demi-journeel’un de l’autre. Les premier et troisiemeetaient au centrc, ä la memo distance.Les quatrieme et sixieme formaient ladroite dans un pareil eloignement.

Ce fut le 7 octobre que l’Empereui’rec.ut un eourrier de Mayence, depechepar le prince de Benevent, son ministredesrclations exterieurcs, etqui etaitpor-teur d’une longue lettre du roi de Prusse.Ce monarque, se repandant en plaintesarnüres contre la France , et ünonpanttoutes les raisons qu’il croyait avoir de