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CAMPAGNE DE 180fi ET 1801.
Un brouillard epais avait, jusqu’ä ceMoment, obscurci le jour et cache auxCünemis les manoeuvres des Francais .Ce brouillard etait enfin dissipe par unsoleil d’automne. Les deux armeess apercevaient ä demi-portee de canon.Ce septieme corps, formant la gauchedes Frangais, venait de traverser Ienadebouchait sur le cliamp de bataille.Ca garde imperiale etait restee en re-*erve sur le plateau , derriere le centre.a droite, sous les ordres du duc dealmatie, s’etant mise en marchc, des'We le canon s’etait fait entendre, setoouvait dejä engagee avec l’ennemi,
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avait rencontre dans le bois, en
a vant de Lobstädt. Le corps du mare-cll al due d’Elchingen avait eprouve deSandes difticultes dans sa marclie detrois millehommes seulement deCe corps etaient arrives pour prendrcP ai> t au combat. La cavalerie et les dra-b°Hs de la reserve etaient encore fortel °ignes.
ö ans ces conjonctures, l’Empereurd du’il aurait voulu retarder, de deuxeures, d’en venir une action gene-lale > afm d’attendre, dans la position? llso l e matin , les troupes qui devaient
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J 0l ndre, et surtout sa cavalerie. Mais
rdeuv francaise avait dejk empörte'es soldats si loin , que l’ennemi, vive-| ö er»t alarme de leurs progres, lorsquoa cbute du brouillard lui en decouvritctendue, s’ebranla en masse pourchasser l e cinquieme corps des postes* c**! il s’etait empare. La bataille, loin( C‘ poiivoir 6tro ralentie, sc rauima avec«ne nouvelle chaleur. L’armee enncmiedait nombreusc et montrait une bellecavalerie. Los mauoiuvres etaient exe-cutees avec precision ct rapidite. lousSes eftorts paraissaient particuliercnientOriges vers le point d’llohlstadtNapoleon ordonne au duc de Monte-dlo de former ses divisions en echc-
lons, et de marcher pour soutenir cevillage. On s’approche; on se joint; ons’attaque avec fureur. Les Prussiens ,animes par la premiere chaleur de l’ac-tion, combattent avec intrepidite. LesFrancais , depuis si longtenips liabituesä vaincre, ont la conviction d’etre in-vincililes sous les yeux de leur Ernpe-reur. Dans cette lutte terrible, Yierzehn-heilligen, sur la gauche d’Isserstadt,plusieurs fois pris et repris, devient laproie des flammes; bien tot, il presenteun affreux spectacle de decombres et decadavres entasses.
Sur la droite de l’armee francaise, lemarechal duc de Dalmatie continuel’attaquc du bois de Lobstädt. Une co-lonne, forrnee de la premiere divisiondu quatrieme corps, conduite par lecomte Saint-Hilairo, attaque ce boisde front, tandis que la scconde divisionmanocuvre pour le tourner vers Ro-dehen. Favorise par les difficultes dupays, dont il a une connaissance plusparfaite que les Francais , l’ennemi sedefend avec une grande opiniätrete. Lecombat devient tres meuitrier sur cepoint.
A gauche de l’armee, le septiemecorps avance pour se mettre en ligneavec le cinquieme. La division com-mandee par le general Desjardins, gra-vi t, ä travers les vignes, les niontagnesqui se trouvent ä gauche de la route deWeymar. Cette division se porte ensuitcdans la direction de Münchenrode et deReinderode, sur la droite de 1’ennemi;celui-ci a fait, de son cöte, un mouve-ment pour aller ä la rencontre desFrancais . Le Ki“ d’infanterio legere quia la tete de la colonne, et le 14° de lignequi le suit immediatement, attaquentchaudeinent les premiercs troupes prus-siennes, les repoussent, et commen-cent ä fraycr un clicmin au reste de ladivision.