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Tome septième.
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IXWRK.

qui n’eussent pas donne, pour s’empa-rer de ce village. Le 59° de ligne et le6- d’infanterie legere vcnaient d’y en-trer sous la protection de l’artilleric.Ces regiments regoivent si vigoureuse-ment les bataillons russes , que ceux-ci,n’osant pas essayer une seconde atla-que, se replient promptement sur legros de I’armee.

Bennigsen renonce alors ii toute en-treprise. 11 rappelle de Kutschitten lecorps du general Lestocq, rassembleloiites ses troupes, et connnence ä lesfaire filer sur la route de Königsberg.

Les Russes laisserent sur le champde bataille d’Eylau , 7,000 hoinmesmorts , 5,000 blesses mortelleinent,24- pieces de canon et 10 drapeaux.10,000 hoinmes moins dangereuse-ment blesses , furent tous portes ä Kö-nigsberg , niais il en mourut beaucouppar le froid. Teiles furent, pour l’ar-mee ennemie, les suites de cette ba-taille , ii qui 17m pourrait donner, iiplus juste titre qu’ii celle de Marignan,le nom de Bataille de Geants.

L’armee frangaise eut ä regretter laperte de 1,800 hommes tues au champd’honneur. De ce nombre etaient plu-sieurs olliciers de marque. Le colonelDahlmann, des chasseurs de la garde,succomba apres avoir donne et regurnaints coups de sabre. Le general debrigade Corbineau , le colonel Lacuee ,du Oll 1 ', le colonel Lemarrois, du 73 n ,perirent empörtes par des boulets. Legeneral de division d’Ilautpoul, le co-lonel Bouviercs, du 11° regiment dedragons, ne survecurent pas ä leursblessures. 11 v eut en tout 5,000 Fran-cais blesses, parmi lesquels un milliergrievement. Le mareehal duc de Cas-tiglione fut blesse d’une balle et obli-ge de quitter le champ de bataille;cet accident fut d’autant plus fäcbeuxqu’ii laissa son corps d’armöe sans

chef, pendant le plus fort de lalöe.

La cavalerie et Tartillerie firentd#merveilles. La garde ii cheval se sui vpassa; la garde ii pied fut toute la joU r 'nee ranne au bras, sous le feu d’u ,ieepouvantable mitraille , sans tirer lll)coup de fusil. Mais qui aurait pu seplaindrc d’etre en butte auxplus grafld*dangers, lorsque Napoleon resta co’ 1 'stamment expose aux balles de Fenne* 01et dirigea personnellement tousmouvements de ses troupes,

Dans cette journee memorahle, ° öpres de la moitie de l’armee franc»' sen’avait pas donne, les corps victorie 11 'passerent la nuit sur le champ de Wtadle.

Le troisiemc corps bivouaqua ä Se* 1 'pallen et Klein-Sausgarten;

Le septieme, entre Eylau et Roth 6 'nen;

Le quatrieme, en avant d’Eylau, ^eöte d’Auldapen ,

Le sixieme, ii Althof et Schloditte* 1 ’

La reserve de cavalerie, it droite d 11sixieme corps, entre Althof et Eyl& Ul ,

Le quartier-general et la garde imP 6 ”

riale, ä Eylau.

A la pointe du jour, le roi de Nap Ie>poursuivit l’ennemi l’espace de sl>lieues, sans trouver nifirne unde cavalei'ie.

Les Busses avaient fait, avec lagrande precipitation, leur retraitedelii de la l’regel. Ainsi, cette expdd 1 ,lion offensive du general ennemi, ^avait pour hut de se porter sur Th 01 '!'en debordant la gauche de Fan 1 * ;frangaise, et qui, apres lui avoir at* 11taut de pertes partielles, se ternnnttrle desaslre d’Eylau, dul lui fairevivement l’erreur qu’ii avait c0in °^en comptant surprendre l’activitßsoldats de la Grande-Armee , et iB een defaut le göiiie de leur chef.