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Dans ce meine moment, les grena-diers du duc de Reggio, le huitiemecorps, et les füsiliere de la garde, com-mandes par le duc de Rovigo , s’etantportes en avant, font un carnagc epou-vantable des dcux autres divisions deTailc droite de l’ennemi, qui n’ont paspu penetrer dans Friedland. Accules äla riviere , presses en front par un ad-versaire terrible, rjui ne leur presented’autre alternative que de se rendre oude mourir, les generaux russes com-mandent plusieurs charges d’infanterieet de cavalcrie pour se degager en fai-sant reculer les colonnes francaises.
Mais les efforts de leur desespoir neServent qu’ii prolonger la destructionde leurs soldats et ä augmentcr leurspertes. Alors unc foule de soldats russesveulent tenter un autre moyen de sa-lut. 11s se jettentdans l’Alle, et essaientde la traverser, partie k la nage, partieä quelques gues qui s’y trouvaient,dans une saison oü la clialeur avait faitbaisser les eaux. Mais la rive droite del’Alle etant fort escarpee, ce dem irrrefuge de l’ennemi lui devient encorefuneste ; et saus la nuit, qui eacha lesmouvements , peu d’hommes de I’aile.droite auraient eebappe.
Fette memorable soiree cofila a l’ar-mee russe 15,000 morts, dans l’in-tervalle de six ;i neufheures. File eut,25 generaux tues , pris ou blosses;80 pieees de canon, une grande quan-tite de eaissons, plusieurs drapeaux,tom hören t entre les mains de l’arineevictorieuse. Fa cavalcrie russe fit despertes immenses.
Du o.rtte des Francais , il y eut 1,000ä 1,200 morts et 3,000 blesses. Imgeneral comte d’Erlon, du corps duduc de Montebcllo; le general Cohorn,Hollandais, le colonel Regnaud , du 15 t-de ligno; le colonel Lajonqwicre, du60"; le colonel Famotte., du /»" de dra-
gons, et le general de brigade Februfhfurent blesses. Fe general de divisi° nFatour-Maubourg fut atteint ä lamaia >'le colonel d’artillerie Dufourneausle chef d’escadron llulin, aide-de-cadPdu duc de Reggio, furent tues;aides-de-camp de l’Empereur, coint ede Fobnu et Fa Coste, furent legere'ment blesses.
Fa bataille de Friedland est dig° ed’etre placee a (alte de celles de M a 'rengo, d’Austerlitz et Iena. F’ennei® 1etait nombreux; il avait une belle etforte cavalcrie; il se battit avec coU'rage. Fcpendant la victoire ne fut P afun moment indecise, ([uoirjue tou« 1l’armee francaise ne füt pas reunie, etque la garde imperiale et deux divisioi 1 ’de la reserve, qui etaient presentes ,!lla bataille , n’eussent pas ete engage eSlTous les corps de l’armee, ä l’envi l eSuns des autres, loutes les armes, sedistinguerent. Fes carabiniers, les et»'rassiers, los differentes divisions de dn rgons, se firentspecialement remarqu e ^'Fe nombro des braves qui se couvr 1 'rent. de gloire fut si considerable , fl ußles details en echappcnt forcemenf **1'bistorien.
F’armee passa la nuit sur le charfPde bataille.
Fe corps de reserve bivouaqua sur ^route de Königsberg , entre IIeinricD s "dorf et Friedland;
Fe huitieme corps , partie en ava^de Friedland, partie en decii de l’AH f 'partie sur la rive droite;
Fc prernier corps, il Postlienen ;
Fe sixieme corps, ä Friedland, et e!larriere de cette villc sur la rive gaud iede l’Allc.
Fes differentes divisions de la rrserve de cavalcrie bivouaquerentpres des corjis d’armee auxqucls e ^ eSavaient ete attachees pendant la W'taille.