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I/EMPIRE.
qu’il y laissait. Mais peut-etre les mal-lieurs qui survinrent apres son departne fussent-ils pasarrives, si, moins em-presse d’atteindre Wilna , on eüt faitdes marclics moins longucs. Ce fut iices marches, dans un moment oü lefroid avait redouble d’intensite (il s’e-leva jusqua vingt-huit degres) que lescorps d’armee durent leur desorgani-sation.
« La plupart des coloneis de I’armöc,
» qu’on avait admires jusque-lii, mar-» cliant encore avec quatre ii cinq ofli-» ciers ou soldats, autour de leur aigle« et ii leur place de balaille, ne prirent» plus d’ordres que d’oux-memes; cba-» curi se crut Charge de son propre sa-» lut.... ce fut un cri de sauve qui peut» presque general. » (Page 39“.)
La Situation alfreuse de l’armee nepeut absoudrc l’auteur de l’iniputationqu’il laisse planer sur les colonels, qui,pendant la Campagne, avaient eu iisupporter tant de peines morales etphysiqucs, bien autreinent poignantesque celles d’un general uniquementCharge d’un service civil dans la mai-son de l’Empereur. Ce qu’il etaitjustede dire, c’est que le marecbal Ney, quiavait ii l’arriöre-garde des pclotonscomposes de colonels et d’ofliciers su-perieurs, ayant vu plusieurs de ces of-liciers enleves par un coup de mitraillc,trouva que leurs Services seraientachetes trop eher par les pertes ipiePannen ierait en eux de son avenir. IIpensa avec raison qu’il elait preferabled’avoir quelques centaines d’hommesde moins en ce moment, et d’assurerla recomposilion l'uture de l’armee, ensauvant de leur propre devouement lescolonels, ofliciers superieurs et autres,qui, n’ayant plus de soldats, s’obsti-naient ii rester ii l’arriöre-garde pourcoinbattre. 11 onlonna donc ii tous lesolliciers saus troupes de se retirer et de
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gagner le Niemen. II renvoya ^des sergents-majors et fourri 610 ’.^dans les troupes qui lui restaie "'voulut conserver que le nofflbi e ^ciers et de sous-ofticiers prop° r f(1 jtii celui des soldats. M. de Seg ur ’’..„je. leS il»
loue qu’un seul colonel; il uen masse. Nous voulons croi 1 ' 6
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ignore l’ordre donne par leNey; mais, dans le doute, 1 ^s'abstenir. Nous avons eu ta ntsions de signaler, dans cei ^ite»des omissions et des erreurs P r ^ e ]le'l"par l’ignorance des faits, 1 ue ^ne doit point nous ötonner.on rnanque de renseignemen^ d’®"il y a de la temerite ä se clv" 1 ’ 0crire l’histoire.
L’anarcliie et le desordre ^ e» 1avec la meine exageration- * y s u) 0 *saus doute de grands traits o.tels qu’on doit s’attendre ä e "dans d’aussi grandes calami^^te® 1y eut une foule d’aetes de g en pjfi'de devouement. Des aniis, ^rades ont partage entre eux 1® ’ $
aliments, leur linge; des 50domestiques ont porte leurs ^leurs maltres; le general LeSpar ses grenadiers; le gene rilcheck fut sauve par ses solda $
Sainte-Croix (I), ampute a ^ ^^islsauve, ä son retour, p3 r ^ •„ d»
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colonel Marin (degarde) fut transporte p al ’niers, etc., etc. l’ourquo* - „
i[ue des points de vue hi e ^ vteur craignait-il de in aIlC I a fl® 1
qu’il paralt s’etrc prop° s "’laissait voir de beaux cötes •
CHAPITRE il -
marebe de l’arine
(t) Kräre du geuöra! dece