S99
CAMPAGNE DE 18) %
»e r
^ es dispositions prises, ses ordres^ il sortit de Krasnoi a la tetefaible corps de quinze inilie^mes, avec unc trentaine de ca-y 1 1)8 n| al atteles, et vint attaquer( j i S°Ureu Sement Fenriemi au villagej u ^arovo. Ainsi qu’il l’avait espere,^rechal
Kutusoff, alarme de l’e-r 8>e de cet acte oft'ensif, se liata de^ Pole? a lui le general Miloradowitch,^donna la position de Merlino ,iq 1 s ®lablir surla droite de la route,j, aüt eur de Kalowa.üt ces divers incidents du 16
k 6 ' a matinee du 17, le marechal
»Vont
‘«*ait quitte Smolensk le 16,
. ü * t mille homines environ, de-li V i r . lntoi ‘mes de quatre magniliques
V^UUVI V
deuxieme division, general®h»t restee k Smolensk, sous
Nd
Nr
t ,f es | Jl>es mar eclial Ney). Arrive
^ Ue ^-oritnia, il apprit, vers les sixdu soir, que la canonnadeentendue loute la journeea direction de Krasnoi. Per-'!»{• c -. ei1 a pprenant cette nouvelle,% ^ ait * Empereur qui etait en-^ N'e 6 - pouvait avoir besoin
'b (J( j,corps, il envoya aussitdt^l^ 1 ^ ^ m °l ens * i prevenir le ma-1)6 Jini ^ pvenait le pavti deSqi ftr , * a ttendre, corame ses ins-
^ lui prescrivaient, et ilVs > ° r dre d’accelerer la marclie.'kj, Urr eter ä Koritnia et y bivoua-V^ 0lllme le disent a tort plusieurtSdi(^ S 1 d tuarcha toute la nuit avecV* ' V u j°ur, il se presenta sur les'VVt* 1 ^ veille 1° Nice-boi availif ° u Vu 1 . U ’, et d put les depasser saus'S| d obstacles serieux ; mais ilV<w, l'lus de meine au village df»V ä:
t , 1 Ulle «ombreuse artilleri
Vk ) v .d ar de montee sur des traldej nt ^udroyer les restes liad Uat re divisions du premie
corps, sans qu’il leur tut possible derepondre a cette attaque meurtriere.
Aujourd’hui, quarante ans apres ceclioc de Krasnoi, il est present ä notrememoire comme s’il etait d’hier, tautil a laisse de douloureux Souvenirsdans notre esprit, et tant il nous futpenible de ne pouvoir preter seeoursou serrer la main ä de bons et vieuxcamarades qui etaient frappes ä noscdtes. Ce moment terrible est une desplus rüdes epreuves que nous ayonssubies dans notre longue carriere mili-taire.
C’etait un sublime spectacle devoir ces hommes extenues de fati -gue et de rnisere , ne pouvant faireusage de leurs armes, tant le froidetait rigoureux, serres les uns contreles autres, rester aussi grands que lemalheur dont ils etaient la victime.11s n’apportaient d’autre resistance,que celte de se preeipiter, par mo-ments, sur lartillerie ennemie, qui,elfrayee de leur audace, se retirait entoute bäte. Mais, helas ! a quelquespas plus loin, eile s’arretait ou s’elan-cail au galop, prendre une positionplus favorable , d’oü eile envoyait lamort ä pleines mains.
C’est de cette maniere que le corpsdu marechal Davout parvint h fran-chir Fespaco entre Kotowa et Krasnoi,espace qu’il n’aurait pu traverser, siFEmpereur n’avait continue Fattaquequ’il avait commencee au point dujouret qu’il dirigeaitlui-mdme, a pied,au moment de l’arrivee du marechalDavout.
Sans avoir rien perdu de sa grandeurd’äine, il prit dans cette matinee criti-que de si heureuses dispositions, qu’ilen resulta pour le premier corps unediversion favorable, qui lui facilita lepassage et lui pcrmil , en outre, devenir s’etablir sur la gauclie des trou-