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L’EMPIRE.
devants par la route qui vient de Mer-sehourg; il arrive ä neuf heures dumatin devant Lindenau (1); et, trou-vant de la resistance , il est force depreluder par des coups de canon aupassage del’Elster et de la Plcisse.
La deuxieme colonne de l’armee duVice-Roi, partiede Marckrandstadt, s’a-vanpait derriere le cinquieme corps :c’etaient les troupes du duc de Ta-ren te.
Tout ce qui avait passe la nuit äLutzen, la garde et le quartier impe-rial, venaient ensuite.
Le sixieme corps marchait entre Po-serna et Lutzen, et formait l’arriere-garde sous les ordres du duc de Ra-guse. Plus loin venait le quatriemecorps, que le general Bcrtrand ame-nait de Nossen. Plus loin encore, entreNaumbourg et Weissenfels, se trou-vaient les troupes du duc de Reggio(le douzieme corps).
A dix heures du matin, la route, de-puis Weissenfels jusqu’ä Lindenau ,etait couverte par l’armee franpaise,qui presentait une longue file de trou-pes, de pieces d’arlillerie, d’equipages,en un mot, tous les embarras d’unearmee en inarche.
Le flanc droit de cette longue co-lonne restait couvert ä la hauteur deLutzen par l’armee du prince de laMoskowa (troisieme corps), qui occu-pait encore les villages oü eile avaitpasse la nuit.
L’Einpereur etait rnonte ä clieval ixneuf heures; il entendait le canon dugeneral Lauriston; il lui tardait d’arri-ver ä Leipsig. La nombreuse cavaleriedel’ennemi nous avait jusqu’ä presentmasque toutes les routes, et nous de-robait les mouvements de l’armee op-
posee. Cependant I’Empereur P resmait que les masses de l’ennenn 11attendaient dans les plaines qui s0Ilt ^arriere de Leipsig. La possessio»cette ville devait prompteinent m e ^fin ä nos incertitudes; Napoleon ^recommande qu’en y arrivant on sparat des lettres de la postc, et f I urecueillit avec empresscment toU srenseignements qui devaient al>o ^dans cette capitale du commerc e ^rnand. Il voulait que ses secreta» e ^ses interpretes arrivassent en in .temps que lui. Tout son inonde e ® ^cheval pour rnieux le suivre, equartier qu’on allait prendre a ^ ^sig etait Signale d’avance c0inlll ^ c tjfsvant etre un des sejours les pld s ‘
et les pluslaborieux. r
A onze heures du matin, . e -avait depasse le monumcnt de *> u j eAdolphe. Il avait ete rejoint P‘^ j bprince Eugene. A ses cötes ß
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prince de la Moskowa, qui etadprendre lui-ineme les ordres de ^ ^pereur pour le reste de la joui' ne ^ ^faisait route, et dejä on apcrcc^^jfusillade de l’avant-garde du fc' pLauriston autour des prc»ne ieS p g -sons de Leipsig. L’Empcrouritient de savoir si la resistance ,rieuse, avait mis pied ä terre ,j,jt
tait sa lunette sur la ville- I* P^ts,distinguer les toits charges d h‘*spcctateurs du combat. ' 9 u"
Au moment oü il rcniarqu 0 dcune masse ennemie ne se pro®
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(1) Faubourg de Leipsig.