CAMPAGNE
DE
L’EMPEREUR NAPOLEON
EN 1815.
'■ES
CHAPITRE PREMIER.
b OURBONS SORTENT DE FRANCE.
a '8le imperiale vole de cloclier en clocher
^‘lüe sur les tours de Notre-Dame de Paris.l8 Convention secrete conclue ä la fin deentre l’Autriclie, la France et l’Angle-conire la Russie et la Prusse. — III. Lele'o? 8 Naples declare la guerre ä l’Autrichc. tnars. — IV. Congres de Vienne en
^I8 t5 .
j.^ a Poleon partit de l’ile d’Elbe, lej| tiVr ier 1815, ä neuf heures du soir ;j, 'dait le brick de guerre YIncon-
‘Uty . C
q ’ qui arbora, pendant toute lana-
bull -
le pavillon blanc parsemea pr > 0l ^ es ‘ ^ <r mars > a cinq teures
g ü |j e J^hli, h debarqua sur la plage duarm- Uan > pres de Cannes; sa petiteetajj. ° ^ rit eocarde tricolore : eile°nze cents homines, le plus^ble n ° m ^ re soldats de la vieillelie ür e ‘ traversa Grasse le 2, ä neufmatin, coucha ä Sernon,'Hier ^ v ' n ^ t Heues dans cette pre-|° Ul ' n ee. Le 3, il coucha ä Rar-e - Le 4
dp
ee
Parle,
kon avant-garde, cominan-
dö ij ■“ ie general Cambronne, se saisitP ace forte de Sisteron ; le 5, il
entra dans Gap; le 7, ä deux heuresapres midi, il rencontra sur les hau-teurs, en avant de Vizille, l’avant-gardede la garnison de Grenoble, qui mar-cliait contre lui; il l’aborde seul, la ha-rangue , lui fait arborer les couleurstricolores, se met ä sa tete, et ä onzeheures du soir entre dans Grenoble,ayant fait en six jours quatre-vingtslieues, au travers d’un pays de monta-gnes tres difficile; c’est la marche laplus prodigieuse dont l’histoire fassemention. 11 sejourna le 8 h Greno-ble , en partit le 9 ä la tete de huitmille homrnes de troupes de ligne, etde trente pieces de canon, fit son en-tree le 10 a neuf heures du soir dansLyon, la seconde ville de France. Lecomte de Fargues, maire de la ville,lui en presenta les des. Le comte d’Ar-tois, le duc d’Orleans, le inarechal ducde Tarente, s’en etaient sauves seulsle 10. Leur arrivee inattendue auxTuileries frappa de stupeur la cour.Enfin, le 20 mars, ä huit heures dusoir, jour anniversaire de la naissancede son fils, l’Empereur entre dans Pa-ris. Quaranle mille homrnes de l’armeede ligne de toutes les armes s’etaientsuccessivement ranges sous ses dra-