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peaux. La petite armee de l’ile d’Elbearriva le lendemain , ayant en vingtjours fait deux cent quarante lieues.
Louis XVIII quicta Paris dans lanuit du 19 au 20 mars, et la France Ie23 . A son depart de Lille, toutes Iesplaces de Flandre arborerent le dra-peau tricolore. Au premier bruit dudebarquement de Napoleon, Ie duc deBourbon avait ete envoye ä Nantespour se mettre ä la tete de la Yendee;le duc d’Angouleme avait ete investidu gouvernement des provinces sur lagauche de la Loire. Toutes les tenta-tives pour soulever l’ouest furent inu-tiles; les peuplcs de ces pays se souve-naient de tout co qu’ils devaient dereconnaissance ii Napoleon. Le duc deBourbon s’embarqua ä Paimbueuf, le1 er avril, sur un batiment anglais. Leduc d’Angouleme envoya de Bordeauxle baron de Yitrolles, ministre d’Etat,elablir le cheMicu de son gouverne-ment ä Toulouse, laissa la ducliesse,sa femme, ä Bordeaux, dans l’espe-rance de conserver ä son parli cctteville imporlante, et d’y rallier I’armeeespagnole; de sa personne, ä la tete du10" regiment d’infanterie de ligne, duIV* de chasseurs ä clieval, et de quel-ques balaillons de volontaircs royauxdu Languedoc, il conyut l’entreprisetemeraire de marcher sur Lyon, dansle temps quc les Marseillais marclie-raient sur Grenoble. 11 passa le Rhonesur le pont Saint-Esprit, enleva le pontde la Uröme, que defendaient les gar-des nationales de Montelimart, entrale 3 avril dans Yalence, et etablit sesavant-postes le long de la rive gauchede 1 Iscre. Dans le meine temps, lesMarseillais, au nombre de deux millecinq cents, soutenus par le 83 " et le58 ° de ligne, sous les ordres du lieute-nant-general Ernout’, entraient dansGap et marchaient sur Grenoble. Ces
L’EMPIRI.
succes ne durerent qu’un jour; & ^chcsse d’Angouleme, le 2 avril.obligee de quitter Bordeaux ä G arr ' v ®du lieulenant • general Clausel; es’embarqua sur un cutter angla' 5 -trolles fut arretö le k avril par ic lie “ slenant-gencral Laborde, et Iraduitdjjles prisons de Paris. Le general Gi Dprofitant de l’enthousiasme des p eU P^du Languedoc , se mit ä leur tete ; s
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avant-garde, composec du 10°seurs ä cheval et du 6" d’infantei’"^ ^gere, s’empara du pont Saint-Esfcn chassa les royalistes. Au I J1dangers qui menayaient Lyon.ples de la Bourgogne et de l’An'’^^se souleverent en masse, et coui ^ä Lyon demander des armes p° uleher eontre ces princes. Dans ^
| les commuries du Dauphine, le P‘tricolore etait arhore, le tocsincait la marche des royalistes.pes de ligne, a l’aspect deimperiale que leur presenla l e , t[llJnant-general Chabert, ä la ( ]e
delachement de la garde »atio 11 * 1 a ,
Grenoble, abandonnerent le p iU ug
liste. Les Marseillais, cernes decdtes, se debanderent, heureu 1( .
gnerleurs foyers. Le duc d'consterne, comprit alors tonte 1 ,n ^ y,,,denen de son entreprise; d e vllC ^ ^ . Iie rlence en toute bäte, chcrchanta» ®.jjyIe pont Saint-Esprit; 1c 8^ u ^ u ]
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le fit prisonnier. L’Empercuila liberte, et lo fit embarqn el > ,^ 0 j S .avril, ä Cette, sur un hiiliment snLe rnarechal Massena, cn iai-^ 11 ^ pjO"rer le drapeau tricolore dan s ^ ty)vence, termina la guerre eiv' • ,ij-avril, cent coups de canon des ^ j e sdes annoncerent a la eapital ß > ^
salvcs de hatteries de cdtes et : 0 ns
ces frontieres annoncerent ,auX ^ |s $$etrangeres quc le peuplorentre dans ses droits.
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