CAMPAGNE DE 1815.
805
CHAPITRE VI.
®ataille de mobit-saint-jean.
' Ligne de bataille de l’annee anglo-hollan-'Jaise. — II. Ligne de bataille de l’armeefratujaise. — III. Projels de l’Empeveur;ättaque de Hougomont — IV. Le generalBulovv arrive sur le cliamp de bataille aveclre| Ue mille hommes, ce qui porte ä Centv *ngt mille bommes l’armee du duc deWellington. — V. Attaque de la Haye-^ainte par le premier corps. — VI. Le ge-1 'eral Bulow est repousse. — VII. Charge de* a cavalerie sur le plateau. — VIII. Mou-'euient du marechal Groucliy. — IX. BIou-v enient du mareclial Blücher; ce qui porta' eitnemi sur le cliamp de bataille ä centc ' n quante mille hommes. — X. Mouvementla garde imperiale.
^ Pendant la nuit, l’Empereur donnaBs l es ordres necessaires pour la ba-. *‘le du lendemain, quoique tout luiWquät qu’elle n’aurait pas lieu. De-. üls quatre jours que les hostilitescommencdes , il avait, par leshabiles manceuvres, surpris ses en-Iri ' ls i remporte une victoire eclatantec Se püre les deux arrnöes. C’etait beau-üss pour sa bhib'C , mais pas encorepour sa position !!! Les trois lieu
v ^ e retard que la gauche.avait eprou-Cs dans son raouvement , l’avaientj^bhe d’attaquer, comme il l’avaitj, lete, l’armee anglo-hollandaise dans^P^s-midi du 17, ce qui eüt cou-o t ,, I|( ‘ la Campagne! Actuellement ilP f obable que le duc de Welling-(j ( , et 1® marechal Blüclier profitaient( (>r . Cette meine nuit pour traverser laR r ( l e Soignes, et se reunir devants 0( , a * elles i api^s cettc reunion, quitjq ^ °pöree avant neuf heures du ma-ilev; a position d e l’armee fran^aiseen drait bien ddlicateü! les deux
armees ennemies se renforceraient detout ce qu’elles avaient sur leurs derrie-res. Six mille Anglais etaient debarquesä Ostende depuis peu de jours: c’ö-taient des troupes de retour d’Ameri-que. Il serait impossible que I’armeefrancaise se liasardät de traverser la fo-ret de Soignes pour combattre au de-bouche des forces plus que doubles,formees et en position ; et cependant,sous peu desemaines, l’armee russe,autrichienne, bavaroise, etc., allaitpasser le Rhin, se porter sur la Marne.Le cinquieme corps, en Observation enAlsace, n’etait que de vingt mille hom-mes.
A une heure du matin, fort preoc-cupe de ces grandes pensees , il sortitä pied, accompagne seulement de songrand-marechal; son dessein etait desuivre l’armee anglaise dans sa retraite,et, de tächer de Pentamer, malgre l’ob-scurite de la nuit, aussitot qu’elle se-rait en marche. Il parcourut la lignedes grandes gardes. La foret de Soignesapparaissait comme un incendie ; l’ho-rizon entre cette foret, Braine-la-Leud,les fermes de la Belle-Alliance et de laHaye, etait resplendissante du feu desbivouaes , le plus profond silence re-gnait. L’armee anglo-hollandaise etaitensevelie dans un profond sommeil,suite des fatigues qu’elle avait essuyeesles jours precedents. Arrive pres desbois du chäteau d’IIougomont, il en-tendit le bruit d’une colonne en mar-che; il etait deux heures et demie. Or,a cette heure , l’arriere-garde devaitcommencer ä quitter sa position si l’en-nemi etait en retraite ; mais cette illu-sion fut courte. Le bruit cessa; la pluietombait par torrents. Divers officiersenvoyes en reconnaissance et des affi-des, de retour ä trois heures et demie,confirmerent que les Anglo-Hollandaisne faisaient aucun mouvement. A qua-