L’EMPIRE.
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tre heures , les coureurs lui amenerentun paysan qui avait servi de guide äune brigade de cavalerie anglaise quiavait ete prendre position sur I’extremegauche, au village d’Ohain. Deux deser-teurs beiges, qui venaient de quitterleur regiment, lui rapporterent queleur armee se preparait ä la bataille;qu’aucun mouvement retrograde n’a-vait eu lieu ; que la Belgique faisait desvoeux pour les succes de l’Empereur;que les ÄDglais et les Prussiens yetaient egalement ha'is.
Le general ennemi ne pouvait rienfaire de plus contraire aux interets deson parti et de sa nation , ä l’esprit ge-neral de cette Campagne, et meme auxregles les plus simples de la guerre,que de rester dans la position qu'il oc-cupait; il avait derriere lui les defllesdela foret de Soignes; s’il etait battu,toute retraite lui etait impossible. Lestroupes f'rangaises etaient bivouaqueesau milieu de la boue; les otficiers te-naient pour impossible de donner ba-taillc dans ce jour ; l’artillerie et la ca-valerie ne pourraient manceuvrer dansles terres, tant elles etaient detrem-pees; ils estimaient qu’il faudraitdouze heures de beau temps pour lesetancher. Le jour commengait ä poin-dre; l’Empereur rentra ä son quartier-general plein de satisfaction de lagrande faute que faisait le gdneral en-nemi , et fort inquiet que le mauvaistemps ne l’empöchät d’en profiter.Mais ddjk l’atmosphere s’dclaircissait;k cinq heures, il apergut quelques fai—bles rayons de ce soleil qui devait,avant de se coucher, eclairer la pGrtede l’armee anglaise : l’oligarchie bri-tannique en serait renversee 1 la Franceallait se relever dans ce jour, plus glo-rieuse , plus puissante et plus grandeque jamais!
L’armde anglo-hollandaise dtait en
i’ni k
bataille sur la chaussde de Charter 01
Bruxelles , en avant de la foret de S° J
gnes, couronnant un assez beau P^ 1
30ii® re
et ^
teau. La droite, composee des p iefll
et deuxieme divisions anglaises 1la division de Brunswick , cornma ^par les generaux Cook et Clinton,puyait ä un ravin au-delä de la r ^de Nivelles; eile occupait en avan ^son front le clniteau d’IIougornon* P .un detachement. Le centre, c ° ^ gSde la troisiöme division anglai sepremiere et deuxidme division b® (commandees par les generaux ^Collacrt et Chasse, etait en ava°Mont-Saint-Jean; sa gauche ® laI ,puyee ä la Chaussee de Charter 0 *^occupait la ferme de la IIay c ' ^par une de ses brigades. La 8®^.^composee des cinquieme et s ^ (I1 ß
divisions anglaises, et de la
a trois' e
les
division beige , commandees P^ ] 0 p-generaux Picton, Lambert et P ßf ja
eher, avait sa droite app u y ee
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clmussee de Charleroi, sa gauc- ^arriöre du village de la IlayOi ^occupait par un fort detachein®'^,,,reserve etait h Mont-Saint-Jean -'^ e tsection des chaussdes de Char c ^Nivelles ä Bruxelles. La cavalei’ ,e ’ r ^gde sur trois lignes h la haute® ^Mont-Saint-Jean , garnissait t°derrieres de la ligne de bataill® ^jjjemde, dont l’dtendue etait de d eU * ,511cinq cents toises. Le front de * ^
dtait couvert par un obstacle 11 iLe plateau dtait legdrement el>
son centre, et le terrnin d n ' sS ^ ofl d.pente douce par un ravin pln s P 1La quatrieme division angla' 80mandee par le general Colvd k s
pait en llanqueurs de droitedebouchds depuis Ifall jusq 0 ^ . e jP'la-Leud. Une brigade de cavaglaise occupait en flanqueuf® , le vil 'che tous les ddbouchds depn*