CAMPAGNE DE 1815. 811
Cendant que tout se preparait pourCe |te attaque decisive, la division duj'tince Jeröme, sur la gauche, engagea* fusillade au bois d’Hougomont;let U6t eile devint tres vive; l’ennemi8 yant demasque pres de quarante pie-
ces d’artillerie, le general Reille fitavancer la batterle de sa deuxieme di-vision, et l’Empereur envoyal’ordre augeneral Kellermann de faire avancerses douze pieces d’artillerie legere; lacanonnade devint bien tot fort vive. Le
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Ct ®' r * sc * lermonl > formalem comme des)j^ 0ns avances qui empecliaient d’aborder lafo r - ’ ^ a ’ s eRe se trouvait adossee ä la vastec est de Soignes; or • Na P° l0On pensaii que siavantage pour une arriere-garde d’etret,,. Postee, attendu que le detile prolege saI| ®. il n’en est pas de meine pour uneü armee , avec son immense materiel et'iü’i n ' lreuse cavalerie , n’ayant pour issuec 0 e Chaussee etroile et deux traverses en-i| r ^es de pares, de Wesses, etc., etc., etc.;
yait donc toutes les chauces pour lui.t Cc °PPartunite de livrer balaille etait bienb>°; restait ä savoirquel Systeme serait^at) USi co,lvena * )le pour altaquer les Anglais.tl[ 0 l^ Uvre r par la gauche pour deborder leur^isi' difficile et ne menait 4 rien dest Pat . j ce n’elait pas une bonne direc'.iond(j , glt iue, puisquecela eloignait entierementd’opüralions, qui se rattacliait natu-
'de I,
10111 par la droite a Grouchy et au che-
Lorraine : outre cela, l’aile droile en-«t p eta ‘t protegee par la ferme d'IIougomontlp t|( j * es deux grands bourgs de Braine-la-,\ tj 81 lle Merke-Braine.l!at lC |j ,f ' Uer avec la droite pour ecraser laIlle ^ es Anglais etait bien preferable, puis-li„ a “taintiendrai t en relation directe ouUll * r ‘ eare avec Grouchy, et empfe-hiai s la Jonction des deux armees ennemies ;^ l, c))g 0Ur ga 8 ner en masse celte extreme’ b aurait fallu s’etendre au-dela deJ e tr^ rt<10nl: i laisser ä decouvert la ligne de"'tikr!, e , 1 se jeter dans le pays lourre deoü une defaite eüt ete sans
V^ mbert -
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^ r e, Ce .® Napoleon un parti moyen a pren-Ul ’-* e renouveler la manoeuvre de Wa-^il)li p | la Moskowa, c’est-4-dire, d’af-Clit äit j ga,l che en meme temps qu’it enfon-*>ai^ l C I enlre -C , est un des meiUeurs systemes,v ait 1 * lue l’on p U isse adopter, et il lui>C v ? n i r6ussi - Forcer uniquement le^ '«ih/ 1 ct dangereux, il nioins que
e he se trouve \m point faible el de-
garni, comme ä Austerlitz, ä Rivoli, ä Mon-tenolte; or, on ne trouve pas toujours desennemis assez complaisants pour vous pro-curer un tel avantage, et il serait absurde del’esperer contre une armee qui suit un bonSysteme, ou plutöt qui connatt les principesde la guerre. Mais faire un effort sur une aile,la deborder et fondre en meme temps avecune masse sur le point oü cetle aile se raltacheau ccntre , c’est une Operation toujours avan-tageuse quand eile est bien exeeulee.
Napoleon resolut donc de le tenter. Toute-fois, au lieu de reunir le gros de ses massescontre la gauche, comme a la Moskowa, il lesdirigea sur le centre; l’extreme gauche nepeutetre affaiblie que par la division formantla droite du corps d’Erlon , qui attaqueraitPapelotle et la Haie; Ney dut conduire lestrois autresdivisions ä droite de la Haie-Saintequi se trouvait au centre (et qu’il ne faut pasconfondre avec la Haie, siluee ä l’aile gauchedes allies); le corps de Reille appuierail cemouvement ä gauche de la Chaussee de Mont-Saint-Jean ; les divisions Bachelu et Foy entrecelte Chaussee et la ferme d’Hougomont; cellede Jeröme attaquerait cette ferme, pointsaillant de la ligne ennemie, dont Wellingtonavait fait cröneler le chüteau et le parc, et oüil avait place les gardes anglaisos. Le comtede Lobau, avec le sixieme corps el une massede cavalerie, suivrait en troisieme el quatriefneligne au centre, a droile et ä gauche de lachaussee, pour appuyer l’effort de Ney surla Haie-Sainte; enfin, vingt-quatre bataillonsde gardes et les cuirassiers du duc de Valmyseconderaient au besoin lecboc decisif en ein—quieme et sixieme ligne.
Tel fut le plan que plusieurs incidents vin-rent deranger, et que Napoleon peut livrersans crainte a l’examen des maltres de l’art.Il ne pouvait rien faire de mieux, si ce n’estde porter ses röserves un peu plus pres de sadroite , pour donner plus de vigueur ü l’effortentre Papelotte et la chaussee de Charleroi.(Le göneral Jomini.)