Band 
Tome septième.
Seite
812
JPEG-Download
 

812

L’EMPIRE.

prince Jßröme enleva plusieurs fois lebois d’Hougomont, et plusieurs fois enfut repousse, il etait defendu par Iadivision des gardes anglaises, les meil-leures troupes del’ennemi, qu’on vitavec plaisir etre sur sa droite, ce cjuirendait plus facile Ia grande attaquesur la gauche. La division Foy soutintla division du prince Jeröme; il se fitde part et d’autre des prodiges de va-leur; les gardes anglaises couvrirentde leurs cadavres les bois et les avenuesdu chäteau, mais non sans vendrecherement leur sang. Apres diversesvicissitudes qui occuperent plusieurslieures de la journee, le bois tout en-tier resta aux Frangais; mais le clu\-teau, oü s’ßtaient creneles plusieurscentaines de braves, opposait une rß-sistance invincible; l’Empereur or-donna de reunir une batterie de huitobusiers qui mirent le feu aux grangeset aux toits , et rendirent les Frangaisrnaitres de cette position.

Le marechalNey obtint l’honneur decommander la grande attaque du cen-tre; eile ne pouvait pas ßtre confiee äun liomme plus brave et plus accou-tume ä ce genre d’afl'aire. Il envoya unde ses aides-de-camp prevenir que toutßtait pröt et qu’il n’attendait plus quele signal. Avant de le donner, FEmpc-reur voulut jeter un dernier regard surtout le champ de bataille, et apergutdans la direction de Saint-Lambert unnuage qui lui parut ßtre des troupes.Il dit ä son Major gßneral : « — Mare-» clial, que voyez-vous sur Saint-Lam-» bert ? — J’y crois voir cinq ii six» mille liommes; c’est probablemcnt» un detachement de Grouchy.» Tou-tes les lunettes de I’etat-major furentfixees sur ce point. Le temps etait assezbrumeux. Les uns soutenaient, commeil arrive en pareille occasion , qu’il n’yavait pas de troupes, que c’etaient des

arbres; d’autres que c’etaient des c°'lonnes en position; quelques-uns q uec’etaient des troupes en marche. D a,lScette incertitude, sans plus deliber er >

il fit appeler le lieutenant-generalmont, et lui ordonna de se porter ave csa division de cavalerie legere et e edu gßneral Subervie, pour dclairer adroite, communiquer promp tclTiCI 'avec les troupes qui arrivaient ( e ]

Saint-Lambert, operer Ia reiinioeeiles appartenaient au marechal Gro a

" ntde ca

chy, les contenir si eiles ßtaientmies. Ces trois mille liommes ^ e ^ 0 jtelerie n’eurent qu’ä faire un &par quatre , pour ßtre hors des >ode l’armee; ils se portörent ra I\j] 0ment et sans confusion li trois ^toises, et s’y rangßrent en bata> ^potence sur toute la droite de 1 aI ^IV. Un quart d’heure api’ß s t ull ggar d

cier de Chasseurs amena un b u ,j.

,>Atrp fad F 1

noir prussien qui venait d etre ^ J)l3sonnier par les coureurs d’une L ^volante de trois Cents cliasseu rs ^^battait Festrade entre Wavres et ^

chenoit. Ce hussard etait poi’i

tcur 1etdo<

lettre; il etait fort intelligent, cl ~ ßl ,fsde vive voix tous les renseig Iie , oJJque Fon put desirer. La colunu^ papercevait ä Saint-Lambert etait 1 aV ‘^ u jgarde du general prussien ** u '°" n ’ lC s Iarrivait avec trente mille b 0Jl1c’etait le quatriöme corps P ruSS)ß j’(trCn’avait pas donne ä Ligny- frötait ellectivement l’annonce e $$vee de ce corps; ce general de ^au duc de Wellington des o> 1 .. $terieurs. Le hussard dit qu 11 ‘ . 9 u'le matin h Wavres, que l cS ^ []0 ytres corps de Farrneo prussi ,(>etaient campes, qu’il y avai ßn j e ptla nuit du 17 au 18, qu’i ls 11 ‘.j s up'aucun Frangais devant eux; ^posait que les Frangais

avaient

sur Planchenoit; qu’une p

«tro« 1