BULLETINS DE LA. GRANDE ARMEE, 885
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ajonter croyance aux bruits repandusL Un des articles secrets du traite concluPrii , dussie donuait la Pologne auSi],; e Konstantin, avec lc lilre de roi, laC'e ä I’Autriche, en echange de la por-H a ' aulricliieime de la Pologne, et le Ha—ä TAngleterre. 11 se persuada enfiujj v ' c,, s trois puissances etaient d’accordlait a 1?rance > que de cet accord resul-I U| i «langer imminent pour la Prussc.w Ps l(u,Ä de la Pvusse envers la Francel^ n0| ilaicnl ä des epoques fort eloignöes.dg Premiere, eile avait arme pour profiterCiJ'ps dissensions intestines. On la vill’jj'de courir aux armes au moment deC i on du duc d’York en Hollande; et’lüoi* , evfenements de la derniere guerre,tC 1 fiu’elle n’eiit aucun motif de mccon-njnient contre la Franc«', eile arma «lc% Vp iU1, ct signa, le 1" octobrc 1805, ccaiol^ix traite de Postdam, ejui fut, unVin® apres , remplace par le traite, def'l| t ' e ‘
tiqj le avait des torts envers la Russin,4 1 ) 1 ' 0 Peut ouhlicr Finexecution du traitei|q ostdam et la conclusion subsequentejdaUe de Vienne.
! :l i ts torts envers Fcmpereur d’AllemagncWug c °rps germanique, plus nombreux ctIfiiq a ucicns, ont- eie connus de tous les• v it i se d'd loujours en Opposition*a diete. Quand le corps germaniqueguerre, eile etaiten paixavec sesfite i, *• Jamais ses traites avec FAutri-W -.^cevaient d’cxecution, et sa cons-lii^eiude etait d’exciter les puissances't f) | ftl uat, afinde pouvoir, au moment deSÄ*. venir recueillir les fruits de son(v Se et de leurs succes.s 5tiliiff fiui supposeraient que tant de ver-^H 'puent ä un defaut de moral itc de la!V' Princo, seraient dans unc grandejt (, s ,' Repuis quinzc ans la cour de Ber-eut Ul1 ? arene oü les parlis se combat-t s'Ucr tr *omphenl lour-ä-tour; Fun veutiNcm’ et lautrc ' a paix. Le moindrePDe |\ Ul Polbifiue, lc plus leger incidentX j j a v an tage ä Tun ou ä Pautrc ; et lea 8 “ Milieu de ce mouvement des pas-Ä^jl’Posees, au sein de cc dedalc d’in-\ e .*i’ uotle incertain saus ccsser un,fctre bonnfete liomme.
ln a i 0llt ’ un courrier de M. le mar-P rt a Lucchesini arriva a Berlin, et yr s "Vin ns les termes les plus posilifs,f? r iesri c . (le ces pretcnducs dispositions,L>iU , ( : ' l(i!1( !s la France et la Russic se-il” Äe 3y en ues, par le traite du ‘20 juil-li« Wo» i llir le royaumc de Pologne et|Äs ( |„ * a Silesie ä la Prusse. Les par-tJ I i| s J a guerre s’enllammerent aussi-•itNfiipi-violcnce aux sentimenls(la.f.Au Roi; quaranlecourriers par-
X »rtneg Uue seulc uuil > cl 1,011 courul
La nouvelle de cette explosion soudaineparvint ä Paris le 20 du möme mois. Onplaignitun allie si cruellement abuse; onIui clonna sur-lc-champ des cxplications,des assurances precises, et comme uneerreur manifeste etait le seul motif de cesarmcmenls imprevus , on esperait que larellexion ealmerait une cffcrvescence aussipeu motivec.
Cependanl le traite signe a Paris ne futpas ratifie a Sainl-Petcrsbonrg, et desrenseignemenls de tonte espece ne tarde-renl pas a faire connailre ä la Prusse, queM. lc marquis de Luccliesini avait puiseses renseignemenls dans les reunions lesplus suspecles de la capilalc, et parmi lesliommes iPinlrigue qui composaient sa so-ciele habituelle. En consequencc, il futrappele; on annonca pour lui suceederM. le baron de Knoßelsdorff, liomme cPuncaractere plein de droiture et de franchise,d une moralile parfaile.
Cet envoye extraordinaire arriva bien-töt a Paris, porteur d’une lettre du roi dePrusse, dalce du 13 aofit.
Cette lettre etait remplio d’expressionsobligeantes et de declarations pacifiques,et l’Empereur y repondit d’une maniercfranclie pt rassurante.
Lc lendemain du jour ou parlitle cour-rier porteur de cette reponse, on appritque des chansons oulrageantes pour laFrance avaient ete chanlees sur le tluiätrede Berlin; qu’aussitöt apres le diipart deM. de KnobclsdorfT les armcmenls avaientredouble, et quoique les liommes demeuresde sang-froid eussent rougi de ces faussesalarmes, le pari! de la guerre, soufllant ladiscorde de tous cötes, avait si bien exalteloutes les tetes, que le Roi setrouvait dansl'impuissance de rcsister au torrent.
On commenpa des lors ä comprendrc äParis que le parti de la paix, ayantlui-möme ete alarme des assurancesmensongeres et des appareneos trompeu-ses, avait perdu tous ses avantages, tandisqucle parti de la guerre, mettant ä profitJ erreur dans laquelic ses adversaires s’e-taient laisse entrainer, avait ajoute pro-vocalion ä provocation, ct accumule in-sulte sur insulte, et que les choses etaienlarrivees ä un toi point, qu’on ne pourraitsortir de cette Situation que par la guerre.
L’Empereur vit alors que tolle etait laforce des circonslanccs, qu’il ne pouvaiteviler de prondre les armes contre son al-liö. II ordonna des prdparatifs.
Toul marchait ä Berlin avec unc granderapidile; les troupes prussiennes entrerenten Saxe, arriverent sur les fronlieres dela confederation, et insultercnt los avant-postos.
Le 24 septombre, la garde imperialepartit de Paris pour Bamberg, oü eile eslarnvee le c octobre. Les ordres furent ex-