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L’EMPIRE.
A la date du 16, los nouvelles de cetleplace etaient satisfaisantes.
Un autre corps de l’armee du prjnce deSchwarzenberg avait marche sur Epinal,et de lä sur Nancy.
Le 19, ses avant-postes etaient devantToul. Le duc de Bellune etait derrierc laMeuse ä Void, occupant Commercy, et seliant avec 1c duc de Raguse.
Le 12, le duc de Trevise etait ä Lan-gres. II avait eil prescnce le corps du ge-neral Giulay, qui fait aussi partic de Par-meedu princc de Schwarzenberg.
Le 15 et le 14, le duc de Trevisc fitmarcher contre Tavant-garde ennemio ,forte de dix-huit Cents hommes. Trois cenlsChasseurs de l'infauterie de la jeune gardc,conduits par des geus du pays, se porte-rent äune heurc du matin surlcsderrieresde l’ennemi, qui venait de premlrc les ar-mes, l'aborderent ä la baionnelte, lui tue-rent cinq a six Cents hommes et lui firentCent cinquanle prisonniers. ‘
Le 19, en consequence des dispositionsgenerales, le duc de Trevise avait pvis Po-sition ä Chaumont, oii i! avait ete jointpar deux nouvelles divisions et un parcde soixante-dix piöces de cauon.
Deux bataillons würtembergeois venusd’Epinal, s’etant compromis, le duc deTrevise apres les avoir fait canouucr pen-dant dix minutes, les fit aborder ä labaionnelte par soixanlc grenadiers debonne volonte de la garde % Ces deux ba-taillons out ein repousses ä l'armc blau—qlie par soixante hommes et jetes dans lariviere. On a lait qualrc-vingts prison-niers.
Des camps de rescive se forment iiMeaux, ä Soissons, ä Chalons, a Troyeset, ;i Arcis-sur-Aubc.
Cent eseadrons de cavalerie de reservese reunissent ä Meaux et ä Mclun, sous !ccommaiulement des generaux de divisionßordesoult et Pajol.
Lesgardes nationales de la Normandie,du Poitou et de la Bretagne, sont en mar-che pour rent'orcer les camps de Meaux, deSoissons et de Troyes.
Un parc de six cenls pieees de eanon,eommande par Je general de division lluly,cst reunj ä Chalons.
Le moment cst venu oii de tous lespoints de ce vaste empire , les Francaisqui veulent delivrer promptemeut le lerri-toire de la patrie, et conservcr l’honneurnational que nous tenons de nos percs,doivent prendre les armes et marcher versles canqis, rendez-vous des braves et desvrais Francais.
L’cnnemi annonce C|n il envahit laFrance avec deux eent millc hommes. Ii ena vingt millc dans le Brabant; cinquanlemille ä larmee dite de Silesie, devantMaycnce, Sarlouis, Luxembourg, Tliion-
ville et Metz, et cent millc ä l’armee duprince de Schwarzenberg, qui est ä Bourg,devant Besangen, devant Ifuningue, de-vant Scheiestadt, devant Beforl et du cötede Langres.
ARMEE D’ITALIE,
Le 12, le Vicc-Roi avait sou quartier-general ä Verone. U etait en communica-tion avec Yenise, qui a une nombreusegarnison. Palma-Nova et üsopo sont ap-provisionnecs pour dix mois. Manloue etLcgnago lo sont egalement. L’armee duYice-Roi est de soixante millc hommespresents sous les armes, les garnisons noncomprises.
L’armee de reserve d’Alcxandrie cst devingl-quatre mille hommes. Gelte placeest completemcnt armee et approvision-nee, ainsi que la citadclle de Turin.
Les armees dTlalic vont se mettre eilmouvement.
La conscription de 1813 se leve en Pie-mont pour renforcer l’armee de reserved’Alcxandrie. Les habil,ants des deparlo-meuts au-delä des Alpes monlrcnt le meil-leur esprit.
FRONTTERES D’ESPAGNE.
Lord Wellinglon annoncait partout von-I loir forcer les passages de la N ivo et d c1l'Adour, cerner la place de ßayonne, elmarcher sur Bordeaux; il a eehoue en-lieremenl dans son projel: les combats <| ulonteu lieu depuis le 9 jusqu’au 13 decei»'bre ont eie ü son dysavanlage; il a eeplus de quinze mille liomines hors de coin-nal, notre perle n'a pas ete du quart. L aconslernalion est dans l’armeo anglais®-Lord Wellington borne ses pretenliousfait Iravailler ä rctrancher loutes les p» 1 '"lies de sa ligne.
Le 20 decembre , une garnison non 1 'breusc occupait Bayonne; trois division*de l armee, sous los ordres du gcnö ra !Reille, occupaient les camps relranches, c __terminaient les travaux; le general GlaO'sei se porta.it rapidement, avec trois atj'tres divisions, sur la rive gauchc de laßuiousse par Peyrhorade; un corps nonJ', breux couvrail, les ri ves de l’Adour ct de? Bidousse. Le duc de Dalmatie porta soquartier-general ä Peyrhorade , po«r t< 11plus ä portec de diriger des mouvemeu ■sur !e llanc droit de l'ennemi. , . ,
Pendant les derniers joursdo dcccnip* >la posilion des Anglais devint de P, t | s ’r a pplus eritique: le manque tle vivres s°saitseulir ; ses convois, baltus par 1 ^ an .peto, venaientecliouer sur Lieble oe
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