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L’EMPIHE.
MxVmit du Moniteur du jeudi 3 ß-vrier 1814.
brienne , le 31 janvier 1814 .
Ce n’est pas seulement une andere-garde, c’cst l’armee du general Blüclier,forte de quarante mille horames, qui etaitici lorsqu eile a ete attaquee le 29 par nolrearmee. l.e combat a eie tres vif. L'ennemia laisse la graiule avcnue qui mene auchäteau; los rues, les places et les vcrgersencombres de ses morts. Sa pcrte esl aumoins de quatre mille bommes, non com-pris bcaucoup de prisonniers.
Le general Blücher ne savait pas quel’Emperour etait ä l’armec.
M. de Hardenberg, neveu du chancelier
de Presse, et commamlant du quartier—general, a ete pris au bas de la montee duchäteau. Le general Blücher descendaitalors du chäteau, ä picd, avec son etat-major. 11 a ete lui-memeau moment d’ötrcfait prisonnier.
L’ennemi, pour cmbarrasser la pour-suite des Francais, a mis le feu aux mai-sons de la grande rue, qui elaient les plushelles de la ville. 11 y a bien peu de noscitoyens qui n’aient eprouve des violencespersonnelles pcndant le court sejour dei’ennemi, et il n’en est aucun qui n’ait etedepouille de lout ce quäl possedait.
Notre armee a poursuivi l’ennemi jus-qu’ä trois lieues de Bar-sur-Aube. Elle estbelle, nombreusc et pleine d’ardeur. On estoccupe ä relablir les differents ponts surl’Aube.
Extrait du Moniteur du, dimanche6 fivrier 1814.
S. M. l’Imperalrice-Reine et Regente aregu les nouvelles suivantes sur la Situa-tion des arinees au 3 fevrier 1814 :
L’Empereur est entre ä Vitry le 20 jan-vier.
Le general Blücher, avec l’armec de Si-lesie, avait passe la Marne et marchait surTroyes. Le 27, Fcnnemi entra ä Brienne, eteonlinua sa marche; mais il dut perdre duiemps pour retablirle pontde Lesmont surl’Aube.
Le 27, L'Empereur lit attaquer Saint-Dizier. Le duc de Bellune se presenta de-vant cette ville; le general Iluhesme cul-buta l’arriere-garde ennemie qui y etaitencore, et lit quelques centaines de prisou-niers. A huitheures du matin, l-’Empereururriva ä Saint-Dizier : il est dillieile de scpeindre l’ivresse et la joie des habitantsdans ce moment. Les vexations de toutes''speces quecommetten t, les ennemis et sur-
tout les Cosaques, sont au-dessus de toutce que l’on peut dire.
Ln 28, l Empercur se porla sur Montie-render.
Le 29, ä huit beurcs du matin, le generalGroucby, qui commande la cavalerie, fitprevenir que le general Milbaud, avec leeinquieme corjis de cavalerie, etait en pre-sencc, entre Maiziereset Brienne, de l’ar-mee ennemie commandec par le generalBlücher, elqu’on evaluait ä (piaranlo milleBusses et Prussiens les troupes comman-dees par le general Sacken.
A quatre heures, lapetile ville de Briennefut attaquee. Le general Lehme-Des-nouettes, commandant une division de ca-valerie de la gardc, et les gcneraux (irou-chy et M ilhaud.executerenl plusicurs heilescbarges, sur la droite de la route, et s’cm-parerent de la hauteur de Perlbe.
Le prince de la Moskowa se mit ä la lötede six bataillons cn colonne serree, et seporta sur la ville par lechcmin de Maizie-res. Le general Chäteau, chel'.d elal-majordu duc de Bellune, ä la löte de deux batail-lons, tourna par la droite, et s’introduisitdans le chäteau de Brienne par le pure.
Hans ce moment, l’Empercur dirigea unecolonne sur la route de Bar-sur-Aube, quiparaissait ölre la retraite de l’ennemi; l’at-taquc fut vive et la resislancc opiniätre.L’ennemi ne s’atlendait pas ä une altaqucaussi brusque, et n avait eu que le teinpsde faire revcnir ses parcs du pont de Les-monl, oü il comptait passer l’Aube pourmarcher en avant. Cette contre-marehcl’avait fort encombre.
La nuit ne mit pas fin au combat. La di-Vision Decouz, de la jeune gardc, et un°Brigade de la divisipn Meusmer furentch'gagees. La grande quantite de forces <k‘l’ennemi etla belle Situation de Brienne b"donnaicnt bien des avanlages; mais l* 1prise du chäteau, qu’il avait neglige d®gardcr en force, les lui lit perdre.
Vers les huit heures, voyant uu’ilnouvait plus se mainlcnir, il mit le fcU ;1la ville, etl’inccndie se propagea avec r»'pidite, toutes les maisons etant de bois- ,Prolitanl de cet evenement, il chcrcha *reprendre le chäteau, que le brave chefbalaillon llenders, du 5(! ,! regimenl, def® 1 !'dit avec intrepidite. 11 jonclia de moGtoutes les approches du chäteau et specu*'lement les escaliers du cöte duparc.Ldernier echoe decida la retraite de i.®jnemi, que favorisait lüneendiede la vn •Le 30, ii onze heures du matin, le g®“ral (irouchy et le duc de Bellune Io lj® j asuivirenl jusqu’au-delä du village uoRothiere, oü ils prirent position. Jg
La journee du 31 fut employeo I iar ^ u | ieiä reparer le pont de Lesmont-sui^ ’l’Empercur voulanl se porter ^iri-
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