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BULLETINS DE LA GRANDE-ARM15E.
Le cluc de Tarentc etait ä Meaux, ayantfait eonper les ponls de la Ferte et deTreporl.
Le general Sacken et 1c generat Yorcketaienl a La Ferte; le general Blücher äVcrtus, et le general Alsulliew a Charap-Aubert. L’armee de Silesie ne so trouvaitplns qn’a trois marches de Paris. Geltearmee, sous le commandcment en ehcf dugeneral Blücher, se composail des corps deSacken et de Längeren, formant soixanteregimenls d'infanteric resse et de l’elitede l’armee prussienne.
Le 10, ä la poinle du jour, TEmpereurse porla sur les hauteurs de Saint-Prixpour couper cn deux l’armee du generalBlücher. A dix heures, le duc de Raguse)assa les elangs de Saint-Gond, et attaquae village de Baye. Le neuviömo corpsrusse, sous le commandcment du generalAlsulliew, et fort de douze regiments, sedcploya et presenta une Batterie de vingt-quatre piecesde canon. Los divisions La-grange et Ricart, avec la cavalerie duPremier corps, tournerent les positions dei’ennemi par sa droite. A une hourc apresmidi, nous fümes maitres du vdlage deBaye.
A deux heures, la garde imperiale sedeploya dans les heiles plaincs qui sontcntrc Baye et Champ-Auhert. L’cnncmi seioploya.it et cxcculait sa relraite. L’Empe-reur ordonna au general Girardin deprendre, avec deux escadrons de la gardede service, ia tüte du premier corps decavalerie et de tourner l’eniiemi, afm delui couper le chemindc Chälons. L’enncmiqui s’apercut de ce mouvcmcnt, semit en 1desordre. Le duc de Raguse fit enlcvcv levillage de Champ-Aubert. Au memo in-stant, les cnirassiers chargerent a ladroite, et acculerent les Russes ä un boiset ä un lac entre Ja route d’Epernay eteelle de Chälons. L’enncmi avait peil decavalerie ; se voyant sans relraite, scsmasses se mülercnl. Artillerie, infanterie,cavalerie, tont s’enfuit pölc-mülc dans lesbois; deux mille hommes so noyerenldans le lac. Tronic pieces de canon etdeux cenls voituros furent priscs. Le ge-neral en clief, les generaux, les coloncis,plus de cenl ollicicrs et qualre Cents hom-nics furent faits prisonnie.rs.
Ce corps de deux divisions et douze re-giments, devail presenter une force dedix-huit mille hommes: mais les maiadics,les longues marches, lescombals, l’avaientt’eduil ,i huit mille hommes: quinze Cents
peine sont parvenus ä s’ecliapper a lafiiveur des bois et de Tobscurile. Le gene-LU Blücher etait roste a son quartier-ge-»erai des Yertus, oü il a cle temoin ilcsdesaströs de cette partie de son armee,s ans pouvoir y porter remedc.
Aucun homme de la garde n’a etc en-
gage, a Texception de deux des quatreescadrons de service, qui se sont vadlam-mcnl comportes. Los cuirassiers du premiercorps de cavalerie ont montre la plus rareintrepidite.
A lmit heures du soir, le general Nan-souly, ayant dehouchö sur la Chaussee, seporla sur Montmirail avec les divisions decavalerie de la garde des generaux Col-bert et Laferriere, s’cmpara de la ville etde six cents Cosaques qui Toccupaient.
Le M, ä cinq heures du malin, la di Vi-sion de cavalerie du general Guyot seporta egalcment sur Montmirail. Differen-tes divisions d’infantcrie furent retardeesdans leur mouvement par la necessite d’at-tendro leur artillerie. Les ehemins de S6-zannc ä Champ-Aubert sont affreux.No Ire artillerie n’a pu s’en tirer que parla constancc des canonniers et qivaumoyen des secours fournis avec empres-sement par les habitants, qui ont ameuöleurs cbevaux.
Le combat de Champ-Aubert, oü unepartie de Tarniee russe a ete detruite, nenous a pas coülc plus de deux Cents hom-mes tues ou blesses.
Le general de division comte Lagrangeest du nombre de ces derniers; il a etelegerement blosse ä la tüte.
L’Empercur arriva le 11, a dix heuresdu matin, ä une dcmi-lieuc en avant deMontmirail. Lc general Nansouty etait enPosition avec la cavalerie de la garde, etconlcnait l'armee de Sacken, qui commen-cait ii se presenter. Inslruit du desastreii’une partie de l’armee russe, ce generalavait quilte La Ferte-sous-Jouarre, le 10,a neuf heures du soir, et marche toute länuit. Le general Yorck avait egalementquitte Chateau-Thicrry. A onze heures dumalin, le 11, il commengait a se fermer,et tout presageait la bataille de Monlmi-rail, dont l’issue etait d’une si haute im-portance. Lc duc de Raguse, avec soncorps et le premier corps de cavalerie,avait porte son quartier-general ä iitoges,sur la route de Chälons.
La division Ricart ct la vicillc gardearriverent sur les dix heures du matin.L’Empercur ordonna au princo de la Mos-kowa de degarnir le village de Marchais,par oü Tcnncmi paraissail vouloir debou-cher. Ce village fut defendu par la bravedivision du general Ricart avec une rareconslance; il fut pris et repris plusieursfois dans la journee.
A midi, TEmpereur ordonna au generalNansouty de se porter sur la droite, cou-pant la route de Chäteau-Thierry, et formalos soize bataillons de la premiere divi-sion de la vieille garde sous le commande-ment du general Friaut, en une seule co-lonne le long de la route, cliaque colonnede balaillon elant eloignee de oent, pas.