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L’EMPIRE.
Pendant ce temps, nos batteries d’arti UJerie arrivaient successivement. A troislieures, le duc de Trevise avec les scizebataillons de la deuxieme division de lavieille garde, qui etaient partis le matinde Sezanne, deboucha sur Montmirail.
L’Empereur aurait voulu attendre Tar-rivee des autres divisions; mais la nuitapprochait. 11 ordonna au general Friantde marchcr avec quatre bataillons de lavieille garde, dont deux du 2' regimentde gendarmerie et deux du 2” regiment dechasseurs, sur la ferme de l’Epine-aux-Bois, quietait la cle de la Position, et deTenlever. Le duc de Trevise se porta avecsix bataillons de la deuxieme division dela vieille garde sur la droite de l’attaquedu general Friant.
De la position de la ferme de l’Epine-aux-Bois dependait le succes de la jour-nee. L’ennemi le sentait. II y avait placequarante pieces de canon; il avait garniles haies d’un triple rang de lirailleurs,et forme en arriere des masses d’infan-terie.
Gepeudant pour rendre cette attaqueplus facile, TEmpereur ordonna au generalNansouly des’etendre surla droite, ce quidonnaä Tenncmi l inquietude d’ötre coupeet le forga de degarnir une parlie de soncentre pour soutenir sa droite. Au mömemoment, il ordonna au general llicart deceder une partie du village de Marchais,ce qui porta aussi Tenncmi ä degarnirson centre pour renforcer cette attaque,dans la reussite de laquelle il supposailqu’etait le gain de la bataille.
Aussitöt que le general Friant eut com-mence son mouvement, et que Tennemieutdegarni son centre pour proliter de Tap-parence d’un succes qu’il croyait reel, legeneral Friant s’iilanga sur la ferme de laflaute-Epine avec les quatre bataillons dela vieille garde. Ils auorderent Tennemiau pas decourse, etürentsur lui Teilet dela töte de la Meduse. Le prince de la Mos-kowa marchait le premicr, ctleurmontraitle chemin de Thonneur, Les lirailleurs scretirerent epouvantes sur les masses quifurent attaquees. L’artillerie ne pul plusjouer, la fusillade devint alors elTroyable,et le succes etait balance; mais au m6memoment, le general Guyot, a la töte du 1 erde lanciers, des vieux dragons et des vieuxgrenadiers de la garde imperiale, qui defi-laient sur la grande route au grand trotet aux cris de vive l’ßmpereur , passa ala droite de la llaute-Epine; ils se jeterentsur les derrieres des masses d’infanterie,les rompirent, les mirent en desordre, ettuerent tout ce qui ne fut pas fait prison-nier. Le duc de Trevise, avec six balail-lons dela division du general Michel, sc-condait alors Tattaque de la vieille garde,arrivait au bois, enlevait le village de
Fontenelle, et prenait tout un parc en-nemi.
La division des gardes-d’honneur defilaapres la vieille garde sur la grande route,et arrivee a la hauteur de l’Epine-aux-llois, lit un ä gauchc pour cnlever ce quis’etait avance sur le village de Marchais.Le general Bertrand, grand-mareehal dulalais, et le marechal duc de Dantzig, äa töte de deux bataillons de la vieillegarde, marcherenl en avant sur le villageetle mirent entre deux feux. Tout ce quis’y trouvait fut pris ou tue.
En moins d’un quart-d’heure, un profondsilence succeda au bruit du canon et d’uncepouvantable fusillade. L’ennemi ne eher-clia plus son salut que dans la fuite : ge-neraux, olßciers, soldats, infanterie, ca-valerie, artillerie, tout s’cnfuit p(Me-in die.
A huit lieures du soir, la nuit etant obs-eure, il fallut prendre position. L’Empe-reur nrit son quartier-general ä la fermede l’Epine-aux-Bois.
Le general Michel, de la garde, a eteblessö d une balle au bras, Notre pertes’e-löve au plus a mille lues ou blosses. Cellede Tenncmi est au moins de huit milletues ou prisonniors; on lui a pris beau-coup de canons et six drapeaux. Cette me-morablc journec, qui confond l’orgueil etla iactancc de Tennemi, a ancanli TelitedcTarmec russc. Le ipiart de notre armecn’a pas öte engage.
Le lendemain 12, ä neuf lieures du ma-tin, le duc de Trevise suivit Tennemi surla route de Chäleau-Tliierry. L’Fmpcreur,avec deux divisions de cavalcrie de 1»garde .et quelques bataillons, se rendit »Vieux-Maisons, et de lä prit la route quiva droit a Chäteau-Tliicrry. L’eunein*soutenait sa retraite avec huit bataillons,qui etaient arrives tard la veille et quin’avaicnt pas donne. 11 les appuyait dequelques escadrons et de trois pieces decanon. Arriveau pelit village des Carquß'rets, il parut vouloir defendre la positio»qui est derriere le ruisseau et couvrir l (!chemin de Chäteau-Thierry.
Une compagnie de la vieille garde seiorta sur la Pelile-Nue, culbula les tirad-eurs de Tennemi, qui fut poursuivi j llS 'qu’ä sa derniere position. Six balaillob sde la vieille garde ä tonte distance de de-jploiemcnt occupaicnt la plainc, h chevaisur la grande route.
Le general Nansouty, avec les division»de cavalerie des generaux Lafcrrierc eDefrance, cut ordre de faire un mouvcnien^ä droite et de se porter entre Chateau-Thierry et Tarrierc-garde enneinie.mouvement fut execute avec aulant d nbilete que d’intrepidite. , , ous
La cavalerie ennemie so porta «e ^les points sur sa gauchc pour s oppo»