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Tome septième.
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etait d’aceord sur lcs points d’occupationau uord ot ä l’cst; mais l’cnnemi a voulu,non sculement etendre sa ligno suv laSaune cl le Rhone, mais en envclopper laSavoie. On a repondu ä ccltc injuste pre-lenlion, cn proposanl d’adoptcr pour celtepartie lc statu quo, el de laisser le duc deCasliglionc el lo comte Bubna se regier surJa ligne de leurs avant-postes. Cette propo-silion a ete rcjetee. 11 a donc fallu rcnon-cer ä une Suspension d’armes de quinzejours, qui offrait plus d’incouvenients qued’avantages. L’Empereur n’a pas cru, d’ail-lcurs, avoir le droit de rcmetlre de nombreu-ses populalions sous le joug de fer dont eilesavaient eie delivrees. 11 n’a pu consenlira abandonner nos communicalions avec1’Italie, que l’ennemi avait essaye tanl defois et vamement d’intorcepter, lorsque nostroupes n’elaient pas encoro reunies.

Lc lemps a ete conslammenl tres froid.Lcs bivouacs sont fort durs dans cettesaison ; mais on en a rcssenli cgalcmontlcs souflranccs de pari et d’aulre. 11 paraltmeine qno les maladics font dos, ravagesdans l armec cnncmic, tandis qu’il y en afort peu dans la nötre.

Extrait du Moniteur du mercredi16 mars 1814.

S. M. lTmperalrice-Reine et Regente aregu lcs nouvclles suivantes de la Situationlies armecs, au 14 mars.

Le general Saint-Priest, commaudant enchef le huitieme corps russe, etait depuisplusieurs jours en position ä Chälons-sur-Marne, ayant uno avant-garde a Sillery.Ce corps, compose de trois divisions quidevaienl former dix-huit regiments ettrcnle-six balaillons, n’etait reellement quede huil regiments ou seize balaillons, iai-sanlcinq a six mille liommes.

Le general Jagow, connnandant la der-niere colonne de la reserve prussiennne,et ayant sous ses ordres qualrc regimentsde landwohrs de la Pomeranie prussienneet des Marches, formant seize balaillonsou scpl uiille liommes qui avaient etc cin-ployes au siege de Torgau ot de Wittein-berg, se reunit au corps du general Sainl-l'riest, dont les forccs se trouverent elrode quinze ä seize mille liommes, cavale-ric et arlillerio comprises.

Le general Saint-Priest resolut de sur-prendre la ville de Reims, oü etait le ge-neral Corbineau, ä la teto de la garde, na-tionale et de trois balaillons de tevee enmassc, avec cent liommes de cavalerie ethuit pieces de canon. Lc general Corbi-neau avait place la division de cavaleriedu general Ücl'rance ä Clialons-sur-Vesle,a deux licucs de la ville.

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Le 12, ä cinqbeures du matin, le gene-ral Saint-Priest se presenta aux differen-tes portes. H fit sa principale attaque surla porte de Laon , que la superioritdde son nombre lui donna lc moyen de for-cer. Le general Corbineau opera sa re-traile avec les trois bataillons de la lcvdeen masse et ses cent liommes de cavale-rie, et se replia sur Chälons-sur-Yesle.La garde nationale et les babitants se sonttres bien comportes dans cette circons-tance.

Le 13, ä quatre heures du soir, l’Iim-pereur etait sur les hauteurs du Moulin-ä-Vent, une Reue de Reims. Le duc de Ra-guse formait l’avant-garde. Le general dedivision Merlin attaqua, cerna et prit plu-sieurs bataillons de landwelir prussienne.Le general Sebasliani, commaudant deuxdivisions de ca,valerie, se porta sur laville. Une centaine de pieces de canon fu-rent engagees, tant d’un cole que de l’au-tre. L’cnnemi couronnait les hauteurs enavant de Reims. Pendant qu’elles etaientaltaquees, ou reparait les ponts de Saint-Brice, pour tourner la ville. Le general De-lrance fit une superbe Charge avec les gar-des-d’honneur, qui so sont Couverts degloirc, notamment le general comte de S6-gur, commaudant le 5° regiment. Ils char-gerent enlre la ville et Pennemi, qu’ils je-terent dans le faubourg, et auquel ils pri-rent mille cavalicrs el son artillerie.

Sur ces entrefaites, le general comteltrasinski ayant coupe la route de Reimsä Bery-au-Rac, l’ennemi abandonna laville, en fuyant en desordre de tous cötes.Vingt-deux pieces de canon, cinq milleprisouniers, cent voitures d’artillerie et debagages, sont les resultats de cette jour-nee, qui ne nous a pas coüte cent bom-mes.

La möme batterie d’artillerie legere quia frappe de mort le general Moreau devantDresde, a Messe mortellemenl le generalSaint-Priest, qui venait ä la töte des Tar-taros du desert, ravagcr notre belle pa-trie.

L’Empereur cst enlre a Reims ä uneheure du malin, aux acclamations des ha-bitants de cette graude ville, et y a placeson quartier-general. L’cnnemi s est retire,partie sur Chdlons, partie sur Rethel, par-tie sur Laon. 11 est poursuivi dans toutesces directions.

Le 10° regiment de hussards s’est,ainsi que le o ü regiment des gardes-d’hon-ncur, particuliercment distinguc.

Le general comte de Segur a ete blessegrievement, mais sans (langer pour savie.

BULLETINS DE LA GRANDE-ARMEE.