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Tome septième.
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L’EMPIRE.

etait teile, qu’on la jugea inattaquable.On prit position.

Le (luc de Raguse, qui avait couclie le8 ä Corbeni, parut ä deüx heurcs apresmidi ä Veslud, culbuta l’avant-garde.cnne-mie; attaqua le village d’Athies, qu’ilenleva, et cut des succes pendant loute lajourncc. A six lieures et demic, il prit Po-sition. A sept lieures, l’cnnemi lit unhourra de cavalcrie ä uno licuo sur lesdcrriörcs, oü le duc de Raguse avait unparc tle reserve. Le duc de Raguse s’yporta vivement; mais rennend avait eu letemps d’enlever dans ce parc quiiizo pie-ces de canon. Une grandc partie du per-sonnel s'est sauvee.

Le inöme jour, le general Charpontier,avec sa division de jeune gardc, cnleva levillage de Clacy. Le lendemain, rennendattaqua sept fois ce village, et sept Ibis ilfut repousse. Lo general Charpentier litquatrc Cents prisonniers. L’ennend laissalcs avenucs couvcrtes de scs inorls. Lequartier-general de l’Empereur a ete, le 9et le 10, ;i Cbavignon.

Sa Majeste.jugeant qu’il etait impossibled’attaquer les hautcurs de Laon, a porle le11 son quartier-general ä Soissons. Leduc de Raguse a occupe le mömc jour Bery-au-Bac.

Le general Corbineau sc louait ä Reimsdu bon cs[irit des liabitans.

Le 7, i'i onze lieures du malin, le gene-ral Saint-Priest, coinmandant une divisionrusse, s’est presente dcvanl la ville deReims et La sonnnee de se rendre. Le ge-neral Corbineau lui a repondu avec ducanon. Le general Delrance arrivait alorsavec sa division de gardes-d’honneur. 11fit une belle Charge et chassa rennend. Leeneral Saint-Priest a fait mettre le feu äeux grandes mauufacturcs et äcinquantemaisons de la ville qui se Irouvaient liorsde son enceinte, conduilc digne d’uutransfuge : de tous les temps, les trans-fuges furent les plus cruels ennemis deleur patrie.

Soissons a beaucoup souffert; les habi-tants se sont conduits de la maniere laplus honorable. Il n’est point d’eloges qu’ilsne donnent au regimentde la Yistule, quiformait leur garnison; il n’est pas d’elogesque le regiment de la Yistule ne lasse (leshabitants. Sa Majeste a accorde ä ce braveconis trente decoralions de la Legion-d’Ilonneur.

Le plan de Campagne de rennend paraltavoir ete une espeee de hourra generalsur Paris. Negligeant toutes les places deEiandre, et n’observant ßerg-op-Zoom etAnvers qu'avec des troupes inferieurcs eilnombre de moitie aux gamisons de ccsvilles, rennend a penelre sur Avesnes.Negligeant les places des Ardennes, Me-zjeros, Roeroy, Philippcville, Givel.Char-

lemont, Monlmedy, Maastricht, Venloo 3Juliers, il a passe par des chcmins impra-ticables; pour arriver sur Avesnes et lle-tliel. Ces places communiquent ensemble,ne sont pas observees, et leurs garnisonsinquielent forlemcnt les dorrieres de ren-nend. Au memoinstanl oü le general Saint-Priest biiilaient Reims, son fröre etait ar-röte par les habitanls et conduit prison-nier a Cliarlemont. Negligeant toutes lesplaces de la Meuse, l’cnneud s’etail avanccpar Bar et. Saint-Dizier. La garnison deVerdun est venuo jusqu’ä Saint-Mihiel.Aupres de Bar, un general russe, rostequelques moments, avec une quinzainpd’hommes, apres lo depart de sa troupe, a etetue, ainsi que son cscorte, par les paysans,en represailles des alroeites qu’ils avaientordonnecs. Metz pousse ses sorties jusqu’äNancy; Strasbourg et les aulros places del’Alsace, n’etant observees que par quel-ques partis, on y cnlrc, on en sort libre-ment, et les vivres y arrivont en abon-dance. Les troupes de la garnison deMayence vont jusqu’ä Spiro. Los deparle-monts sctant empresses de completer loscadres des bataillons qui sont dans toutesces places, oii on les a armes, equipes etexerces, on peut dire qu’il y a plusieursarmees sur les derrieres de l’ennemi. SaPosition ne peut que dovenir Ions les joursplus dangcrcuse. On voit, par les rapporlsque l’on a interccples, (juo les regimcnlsue Cosaquos, dont Ja force etait de deuxCent einquantc hoinmes, en ont perdu plusde cent vingl, saus avoir ('teäaiicune ac-lion, mais par la guerrc que leur ont läilcles ]iaysans.

I.o duc de Castiglione manrnuvre sur loRhone, dkns lo dcparlomont de l’Ain cldans la Eranche-Comte. Les genüraux I)e-saix et Marchaml ont chasse i’ennemi de laSavoie. Quinzo mille hoinmes jiassent lesAlpes pour venir renforcer le duc de Cas-tiglione.

Le Yice-Roi a oblenu de grarnls succesä Borghetto, et a repousse 1’ennemi de l’A-dige.

Le general Grenier, parti de IMaisauceIc 2 inars, a batlu l’ennemi sur Panne, otl’a jeie au-delä du Taro.

Les troupes francaiscs (pii occupaientRome, Civila-Vecchia, la Toscane, entrenten Piemont pour passer les Alpes.

L’cxasperation des populalions entieress’accroit chaque jour dans la proportiondes alroeites (Rio coinmetlent ces hordes,plus barbares encore que leurs elimats,(|iii deshoooreraiciit l’espece Immaine, ot(tont l'existence mililairo a pour mobile,au lieu de l’honneur, le pillage et Ions lcscrimes.

Les Conferences de. Lusigny, pour la Sus-pension d’armes, ont echoiie. ()o n’a pus’arranger surla lignode deiuarcatioi». ün