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Tome septième.
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L'EMPIRE.

CAMPAGNE DES

PYRENEES.

BATAILLE DE TOULOUSE.

Situation de l’armie des Pyrdndes, au

commencemmt dejanvier 1814 (i).

La droite, sous les ordres du comleReille, occupe le camp relranchö deBayonne; Ic centre, commamle par lecomte d'Erlon, sur la rive droilc de l’A-dour entrc Hayoune et Pont-de-Eanne ; Jagauclie, sous le general Clausei, borde larive droite de la Jlidouze, depuis son con-lluent jusqu’ä Saint-Palais.

Le general llarispe organise la leveedesBasques; il esl ä Saint-Jean-Picd-de-Port.

On a rctranche Hastingucs et conslruildes tötes de pont sur la Ilidouzc ä Guiclieet ä Camc. 1.,’cutrepöt general de l’appro-visionnement de l’armec est ä Dax. On amis cette ville ä l’abri d un coup de main.On s'occupe avcc activite de l'instrucliondes recrues.

Ee 5 janvicr, le duc de Dalmatio s’eten-dit vers sa gauclie et so rapprocha deHelette, afin de lier sesoperations a cellesdu general llarispe. Ce mouvemcnt, exe-cnte avcc liahilete par le general Clausei,fut termine le 6 inalgre P Opposition derenncmi. Ea division' Taupin occupa dupont de Bardos ä la Bastide. Ea divisionDarricau fut placecsur leplaleaud’Aylierre.Les brigades Danlurre et Paris prirenl Po-sition ä llelelle.

FEVRIEB.

Le marechal Soult recut l’ordre d’en voycrä la grande armee deux divisionsd’infan-lerie, six regimcnts de dragons, et deuxmille hoiniiies d’elite, ce qui reduisil soneirectif ä trente-cinq mille liommes et troiscenls chevaux. E’armee anglaise est deplus de cent trente mille liommes et vientencore d’etre rcnforcee.

Le 14 fevrier, une forte gelee ayanl rendules chemins praticables, lord Wellington

(1) Nous croyons devoir donncr unc rcUtionsuccincle de la Campagne des Pyrönecg, que ter-roina si glorieuseinent la bataillc de Toulouse.Dresses par l’espace,nousn’avons pu präsenter queles faits principaux, rescrvant de dünner plus dedöveloppcments ä la bataillc de Paris donl nosleclrur» comprrnncnt tonte i'impnrtance.

prit Poffensivc et se mit en mcsure de pas-ser l’Adour.

Le duc de Dalmatic ne pouvant, vu l’in-icrioritc de ses forces, se niainlenir sur leGave-d’Oleron, s’echelonna, dös le 22, surOrthez oü l’armee prit posilion le 2(>.

Les allies se dirigörent sur Orthez, le 20 ,en trois colonncs : le marechal Bcrcsfortsur la grande route d’Orlhez; le generalStappleton-Coton, avcc la cavalerie, passale Gavc de Pau au guö de Canneille et dela llonlan; le general llill prit posilionsur les hauteurs de Magrais et de Depart.

Le coloncl Favrol, du 15'' de Chasseurs,Charge de garder le passage du Gave dePau, s’esl absente sans molifs; s’il avaitpnivenu ;i temps le general en diel’ desdispositions de l’enneini, les allies au-raient payecher la division de leurs forces.La conduile de cct ollicier sera soumise äunccnquöle (1).

Le 27, nous fumes allaques sur loute laligne, et, malgre rimmense superiorile del’ennemi, l’arlillerie arröla Jongleinps 1cgeneral Beresforl au debouche de Saint-Roes. Mais , les allies ayanl reuniloutes leurs forces sur nolrc gauclie, et legeneral (tili ayant lbrce le gue de Iliron,le duc de Dalmatio n’hesilapas ä ordonnerla relraitc. Elle s’elleclua avcc ordre, et lesdivisions passörcnl successivemenl le de-lilö sans confusion et sans aulre nerlequecelle d’un cscadron du 21" de Chasseurs,commande |iar le chef d’cscadron, Eeclair.Ces braves gens, aprös avoir Charge surunecolonnc portugaisc, et lait mell re basles armes ä qualre cenls liommes, lurentenvelojipes jiar des forces lellement supe-rieures, <juo sept seulemenl parviurent as’echapper.

Ea bataille d’Orthez est glorieusc poUi"l’armec franeaise qui a resiste ä des forcesquinluples. La perle acte egale de chaquecdte; nous avons ii regretter le generalRechaud, tue au village de Sainl-Iloes:c’elail un brave soldal. Ec general Eoy aete griövement blesse.

(1) Le Colonel Fnvrot fut I.IAniO; inais des cl1 'constances attCnuanlcs ayanl inilitecn sa l'avetn,cct ollicier, ([ni merita conslaininenl l’osfini®seseliels, et qui comple plusicurs heaux fiiU» " ,1r "meg, fut rennu b kos fotiotion*