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Tome septième.
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L’EMPIRE.

ra! espagnol Freyrc, <lont lo mouvemeutclail comBine avcc eeluidu general Beros-fort, se porta sur la division d’Armagnaccl l’altaqua par un graiul feu d’artillcriesur son ccntre et vers sa gauchc. 11s furentaccueillis par un feu terrildc de mitraillcet de mousqueterio; dans le meme momont,le general llarispe lance une de ses Bri-gadcs contre les Espagnols; 1c generald’Armagnac en fait aulant par le rcvcrs dela position, et le general Darricau, saisis-sant l’ä-propos, jette un bataillon sur laroute d’Albi; ecs cll'orts simultanes cul-butent l’attaque du general Freyrc. et leramenenl ;i pres d’unc demi-lieue.

Les Es])agnols laisserent plus de milleliommcs sur le cliamp de bataille.

Pendant cc temps, le general Ilill etaitparvenu, avec beaucoup de tätonnements,a ebasser, avec ses trois divisious, lespostes d’avertisscment que le comte ßeilleavait laisses dans la premibre enceinle dufaubourg Saint-Cyprien en sc retirant dansla seconde. Le general Pieton altaque denouveau lo ponl Jumeau; les Anglais veu-lent escalader les retranenements; mais legeneral llerlier les fait ecraser ä coups depierrcs dans le fosse : ils sont repoussesavec une perle enorme.

Le 3L leger arrbte la division d’Altendevant le couvent des Minimes.

L’action ne laissait alors que peu d’os-perance ä l’armee alliec; l’eebec du gene-ral Freyrc ot lenianqued’artillericavaientsuspenuu la marebo du marecbal ßercs-forl; vers midi ilallaquala redoute appe-lee la Pujade, s’engagea dans un terraindil'licile, et s’arröla au pied de la collinede Monlaudran. Ce mouvemont laissait ungrand vide au milieu de la ligne de ba-laille; je duc de Dalmatie en prolita etdonna l ordre a la division Taupin, sou-lenue par la brigadc Lcsueur, de marchcrä la reucontre du general Cole, tandis quele de chasseurs, guide par le lieute-nant-general Clausel , ebereberait ä Juieouper ses Communications en se portanten avant, et que le general llerton chargc-rait le llanc gauebe.

Doja nous louchions les Anglais, dejalcsba'ionneltes se croisaicnt, quand le gene-ral Taupin, qui avait Charge, avcc iaplusgramle vigueur, ful trappe mortellement aJa tote de sa division. Ce malheur occa-sionna un instant de llollomcnt dont l’cn-nemi prolita.

Hans celtc extremitö, le marecbal Soull

change de front et pvend une nouvelle li-gne appuyee au pont des Domoiselles etaux recioutes du Calvinct. ün combat avecune nouvelle furcur; les generaux Ha-rispe et Jlorot sont grievement blosses, etce ne fut qu’ä cinq licurcs du soir que lo45° evacua la dorniere redoute. La BrigadeLamorandiere lit des prodiges de valcurdans cellos de la Pujade, et eut son gene-ral ltors de combat. Vers sept heuros dusoir ccs (lernihres redoutes furent egale-ment enlevees.

Inlimides par la resislanco des Franpais,los vainqueurs s’arrötöronl et n’oserent re-foulcr l’armeo francaise surlccanal: danscctle position, maitre encoro du faubourgSainl-Eticnnc, leduedo Dalmatie avait sarctraitc assuree cl se trouvait en mesured’accepter un nouveau combat.

Wellington douta longtemps de la vic-toire, et ne s’occupa le 11 que des moyensde se maintenir dans les positions qu’ilavait onlevees. Le duc de Dalmatie nt lanuit suivante sa retraite surCastclnaudary.

La perte des allies fut plus considerable.que la mitre.

Parmi les traits glorieux qui, dans eejonr memorable, illuslrhrcnt le nom fran-pais, il en est un qui merile une mentionparliculiüro.

Le general Bcrlon se retirant sur Ja rivegauebe de l’Ers, avec la cavalcrie legbresoits ses ordres, pour arrbtor la poursuitede l’eunemi, devait faire sanier le pont dejamine sur eelte riviere. 11 fait mettre le feua la mbebe, et se porlo rapidement horsd’allciute de l’explosion. Quelques ininu-tes se passent, et le pont est encore in-tact. Ce retard, qui nouvail btro funeste al arineo. excitait ia plus grantle inquictude.Le nonrme Vincent, mareehal-des-logis au22'' regiment de Chasseurs, temoin del’anxiele de son general, de son propremouvcmenl se precipite vers lepont, suivid'un seul chasseur,, qu’il appelle pour lenirson cheval; met pied ;i torre pres de lal'oudre qui pouvait eclater, examine lambebe de la Ibugasse, qu’il trouve cteinte,Bat le Briquel, la rallume avec de rama-dou, saub! a cheval et s’eloigne. 11 n’etaitpas ä dix pas , (pie l’explosion eut licu-

Dans cetle sanglanlc journee, pendantlaquelle vingt mille Franipais resistbrent acenl mille ennemis , le marecbal Somtprouva qu’il clail toujours le plus graiwmameuvrier de l’Empiro, comme l’Efflp 0 "rcur le lui avait dit b Austerlitz.