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Tome septième.
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L’EMPIRE.

terieurs, firent rejetcr ä l’Empereur l’ideeemisc par son autcur d’organiscr les gar-des des arrondissements de Saint-Denis etde Sccaux, ct d’altachcr celles des fau-bourgs exterieurs aux legions correspon-dantes de Paris; mais les considerationsqui ramcnerent au projet de defense, mili-terent en faveur de ce mode d’organisa-tion, ct un decrcl du 15 mars placa sous leeommandement du duede Conegliaiio tou-tes les gardes nationales du departementde la Seine; loutefois, ii cn fut de cettedisposilion commo des ouvrages de defen-se : lo temps manqua. A l’exccplion desgardes nationales dcBellevillc, de Bercy,de Sainl-Denis et des eleves de l’ecolo d’Al-l'ort, les gardes rurales n’existerent que surle j)apier.

Gräce ä la confiance que les maniereset les proeedes du duc de Concgliano ins-pirerent aux plus delianls, la garde pari-sienne avait pris un peu de consistanccdans les premiers jours de mars; nean-moins la miserc du temps apportait desobstacles presqu’insurmonlables ä son cn-tierc Organisation. Los grenadiers, surtoutdans les quarliers ou il y a plus d’indus-trie que d’aisance, n’etaicnl habilles qu’enpartie. Pour engager les fusiliers ä fairedes uniformes, il fallut les dislinguer sousla denomination de Chasseurs- D’un au-tre cdte, 1’arsenal n’avait fourni qu’un pe-tit nombre de fusils de munition; l’arme-ment sc composait cn partie de carabinesou mousquetons achetes de hasard ou ra-masses sur les cliamps de bataille, de fusilsde chasse etmftmedepacolille,dontl’usageetait dangereux. Pour y suppleer, on fabri-qua, il cstvrai, sous le nom delanccs, despiques ornees de banderolles ; mais lescitoyens ne les prenaient qu’avcc repu-gnance ou les rejelaicnl meme avcc dedain,leur preferant les plus mauvaises armes äfeu. La penurie decelles-ci etait teile, ([uepour metlrc les gardes nationaux habillesen etat de paraitre ;i la revue du diman-chc 27, le general Ornano leur prdta deuxmille fusils de la garde imperiale, souscondition expresse de les rendre le lendc-main : ce ne fut que le 20 et le 50 au ma-tin qu’on leur en lit unc seconde dislribu-lion de quatre mille.

L’eflfedif de la garde, nationale n’exee-dait pas douze mille hommes, dont six iisept mille seulemcnt armes de fusils demunition, lorsqu’cn vertu dun ordre duroi Joseph du 25 mars, eile rcleva le 20 ,aux postes de l interieur et des barrieres,les troupes de ligne qui devaient defendreles faubourgs exterieurs.

Sur la live droite de la Seine, les l"cl4' legions gardaient la gauche de l’enc’cin-te, depuisla barriere de Passy jusques etnon compris cello de Clichy. Le cenlre ,forme de lapartie la plus elendue et la plus

suscoptible d’attaque, allait depuis la bar-i iere de Clichy jusques et compris celle deCharonne, et fut confie aux 2'', 5% 5% 6“et 7 C legions; la droite, gardee par les 8°et 9°, s’etendait depuis la barriere de Cha-ronne jusqu’ä celle de la ltapee.

Sur la live gauche de la Seine , la il“legion gardait le centre, depuis la rivicrede Bievro jusques et non compris la bar-riere des Fourneaux; le roste de l’onceinteetait occupe, la droite par la 10" legion, etla gauche par la , 12' : .

Outre la grand’gardc de 1’ Ilötel-do—Ville,les postes d’honneur des Tuileries ct duLuxembourg, eeux de poliee a ehaque mai-rie, la garde parisiennc prit alors les pos-tes des petites barriörcs et des clablisse-ments publics, ü l’exception des hdpitaux,des piisons, des ports et des marches quircslercnt sous la surveillancc de la gendar-merie et des veterans de la ligne. Quantaux grandes barrieres, elles furent occu-jiees ]>ar un piquot de ciiuiuante grena-diers ou chassenrs de la garde jiarisicnne,concurremmeutavecla ligne et la gendar-morie, sous les ordres d’un ollicier supe-rieur nomme temporairement par le gou-verneur.

Douze grand’gardes afTectees ä ehaquelegion, ctplacees desl’origino cn-dcca despartics de l’cnccinte, furent elevees cha-cune ä cent hommes; elles etaiont cliar-gecs de fournir des postes aux petites bar-rieres , et devaient, en cas d’alerte, seporter au soulien des poinls mcnaccs.

La garnison de Paris se composait detrente depöls ou cinquiemes bataillons, de(pielqucs compagnies de velerans, de lagendarmerie de Paris et du corps de sa-peurstpompiers. Untre ces forces, il yavait encore dans les environs de la capi'talc, ä unc ou deux journees de marches,soixante aulres depöts d’infantcrie, qui, äl’epoque du 25 mars, ne renfermaient pasmoinsdevingt mille hommes. L’Emnereurvoulait qu’au besoin , ct ä defaul <le sol-dats, on formal ces cadrcs en compagniesd’oiliciers et sous-ollicicrs pour le Servicede Paris ; mais au 29 aueune de ces nie-sures extraordinaircs n’avait eie ordon-nec. D’un aulre edle, il out ete iinprudcntde delourner la gendarmerie et les poni'niers du Service d’ordre et de securite q ulleur ötait confie; ainsi legouverneur n’eutä sa disposilion, soustraclion faite destroupes neecssaires a la garde des prison»et des hdpitaux, qu’un nombre insullisa 1 "pour le Service exlerieur (|iii lui avait eteassigne ])ar l’ordre du roi Joseph, du -mars. A peine put-il jeler garnison danSainl-Denis et Vinceniies, et faire oedipepar des detachemenls les nonls de SanMaur, Charenton et Neuilly. ,

Il n’cxistait au depdt general «es 'monles h Versailles, <|ue mille homm -