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Tome septième.
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L’EMPIRE.

nis, et semblaient vouloir deborder au loinsur la gauche le corps du duc de Trevise.C’etait ea eilet l’armee de Silesie que !cfeld-marechal Blücher porlail eil ligue etdisposail pour les attaques qui lui etaicnlconfiees. Lc corps seid du comle Woron-zow qui vcuait de Villepinte, elait en ar-riere; ceux de Kleistet d’Yorckarrivaienti lahautcur de Pautin.

Le feld-marechal prescrita l’avant-gardesous les ordres du general Katzler, de pas-ser le pont du canal de l’Ourcq, sur lequella route des Petits-Ponts vient rejoiudrecelle d’AUemagne, et de se porter enlrcPautin et le canal pour lier la droite de lagrande armee ä la gauche de celle de Sile-sie, et seconder sur ce point la defense oulcs mouvements olTensifs. Le prince Guil-laume de Prusse est Charge de garder avecsixbataillons, l’intervalle entre le canal etla route de Senlis; le reste des corpsd'Yorck et de Kleist recoitordre de se por-ter sur celle route poiir mcnacer La Yil-letle, occuper le front du duc de Trevise, etlaisser au comte de Längeren les moyensde s’etendre sur la droite; ce dernicr doit,apres avoir ehasse d’Aubervilliers les ti-railleurs du colonel llobert, franchir lesexcavalions commencees du canal, dela-cher le general Kapzcw itsch pour coinbi-ner Tattaquede vive force deSainl-Denis,avec le general Karnielow, lequel, maitrede ce posle, se reunira au reste uu corps deLängeren pour attaqucr Montmartre,tandisqueTe premier se porlera par le chemin dela Revolte sur le boisdc Roulogne, et qu undetachement prenant posle sur la route deSaint-Ouen a Paris, observera, ä droitede Montmartre , le faubourg des Bati-gnolles.

Tel fut le plan dont nous vcrrons plustard l’execution, et qu’annoncaient ä peineles premiers mouvements de l’armee de Si-lesie; mais pour des militairesqui, commeles generaux Dejean et Maurice Mathieu,avaienl une longue expericnce de la guerre,il etait facile d’en apereevoir les conse-quences. Consultes par le Roi, ils ne cru-rent pas devoir les lui dissimuicr, ce (juipersuada Joseph que s'il allendait l’issuede la journec, il ne lui rcsterait, comme äl’armee, de retraite facile et certaine quepar la route de Fontainebleau. Alors, soitqu'il craignit de s’exposer aux premiersreproches d un souverain qui l’accuseraitinjuslement d’avoir perdu sa capitale,soit que les ordres m&mes de FEmpereurou d’autres considerations le portassent iirejoindre l’Imperalrice ; soit enlin que ledeveloppement imposant de l’armee de Si-lesie, conlirmant tous les rapporls, eut faitsueceder ä trop de conliance une crainleexcessive et prematuree, il resolut de par-tir assez tot, pour que les coureurs de l’en-nemi ne pussent le prevenir au pont de

Sevres, ou l’atteindre sur la roulc de Ver-sailles et d’Orleans. En consenucncc, dse luita d’adresscr aux ducs de Trevise etde Raguse l’autorisation de capitulcr, lautpour leur armee que pour la capitale. Legeneral comte llullin fut Charge de faireparvenir par deux ofliciers cette autorisa-tion aux marechaux, et de prendre lui—mßme des mesures pour evacuer Paris aveclcs troupes de la garnison. Les ministreseurent ordre de se rendre aussi pres derimperatrice, et d’en expedier de pareilsaux grands fonctionnaires et aux mem-bres du conseil d’Etal restes ä Paris. Lesolliciers saus deslinalion , qui attendaientdes ordres, se dispcrsenl; la garde elle-mßme se relire; en un instant, les coursetla maison sont desertes, les grilles du pa-villon se ferment: plus de general en chef,plus de quartier-general.

Tandis que l'armee de Silesie sc deve-loppait dans la plaine de Saint-Denis, lcscorps aux ordres du prince royal de Wür-temberg arrivaient ä Ncuilly-sur-Marne.Apres avoir laisse surce point le comte de(iiuley en Observation, ee prince couronnales hauteurs de Nogent, hussa un hataillondans ce village, et se portant ii la hautcurde Fonlenay, divisa en deux colonnes lereste de ses troupes.

La prämiere, composeedo la brigadedeHohenlohe, ayant en reserve celles de Mi-sany et de Lalance, prend la direction deSaint-Maur, trouve le parc ferme, faitbreche au mur, et porto un hataillon surlc pont de Saint-Maur, tandis que le grosconlinuo sa route sur C.harenlon. La se-condc colonne formee de la brigade Stock-mayer que soutonaient iiuatre Bataillonsde gronauiers aulrichiens ? sedirige par lareute de Neuilly sur le bois de Vincennes;eile force pour y penötrer une Barriere de-fendueparun faihle detachement de trou-pes de figne et de garde nalionaux du can-ton, laisse un hataillon pour observer leehäteau et le village de Vincennes, et seporto au soulien de celui qui allaquaitSaint-Maur. Ce village elait saus defense,et le pont de la Marne seulemenl forliliesur la ri ve gauche par un tamhour en char-penle , se trouvait pris ii dos. Tous nosmoyens surce point consislaio.nl en qualrecenls conscrils et liuil bouches ii feu qu’ilfallut retourner contre l’ennemi. Un vif etcourt engagement ne servil tju’a montrerle courage de cos jeunes gens; le posle futenleve, et six |)iöces de canon resterentau pouvoir des Wiirtcmbergeois. Le l’rinceroyal n’y laissaque les forces niwssairespour le garder otsoutenir le Bataillon qmsurveillait Vincennes, puis se porta avecse.pt autres au soulien des attaques du pontde Charenlon. .

Taut de forces n’etaientpas neeessaires.ce. pont, comme celui de Saint-Maur, en-