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BATAILLE DE PARIS.
Fabvier, avec trois ou quati'e conts hotn-mes; il etait temps : deja les tirailleursrusses avaient penetre dans le village; ilsen sont chasses et rejctes sur leurs masses:le general ßoyer los milraille a bout por-tant avec son artillcrie, dans iaquelle setronvait une batterie de douze pieces dedouze : le prince Eugene, foudroye, se re-tire hors de portee et renonce ä son entre-prise.
En meine temps, on se disputait Pantin,oü les generaux ennemis Roth et Helfreichse defendaienl avec deux regiments dechasseurs. Le general Roth est blosse. Lesgeneraux ßoyer et Michel font an nouvelefforl pour enlever ce village; mais lesgardes prussienne et badoise arrivant, lestirailleurs de la brigade Secretant sont,chasses de Pantin. Cependant l’enuoraitrouve, au debouche du village, le gros decette brigade couvert par de l'ormidablesbatteries, et so borne a i’occuper forte-
ment.
Ainsi toutesles attaques avaient ete re-poussees; ä la droite möme, le duc de Pa-doue u’avait cede que le village de Mon-treuil, lequel, hors de la Position, ne ser-vait ä l’ennemi qu’ä observer Vincenneset ä voir le moment oü arrivci aient lescolonnes du prince royal de Wiirlemberget du corate Giulay.
Lc general Barclay de Tolly etonne etrebute de la resistance qu’eprouvaientpartout los attaques, crut devoir, jusqu’ai’iuslant oü l’armee de Silesie pourrait agiret le scconder, se borner a garder les postesde Pantin, Romainville et Montreuil, et laligne dont ils ibrmaient le point d’appui.Les regiments ennemis, la plupart dis-sous en tiraillleurs parl’cffcl du terrain,etaient, a i’exemple des nötres, epars dansles bois, les vignes et jardins, entre Pre-Saint-Gervais, Pantin et Itomainville.L’aclion n’etail plusqu’une fusillade et uncombat d’artillcrie. D’apres les ordres dugeneral cn chef, le general Stal! porteconlre nos tirailleurs deux regiments decuirassiers, et sous leur protection, lesgeneraux ennemis rallient et rclbrmentleurs regiments. Le duc de Raguse, de soncöte, proiitc de ces dispositions pour rela-blir l’ordre dans sa ligne et s’appröler ade nouvelles attaques. Lemarechal duc deTrevise rectilie ä sa droite la posilion ducolonei Secretant, et la fait soutenirparlegeneral Curial, landis que sur son front, ildisputait Aubervilliers aux troupes ducomle de Langeron, et qu’au loin, le mare-chal Blücher meltait en mouvement lescorps d’Yorek, Kleist et Woronzow.
Telle etait, vers onze heures, la Situa-tion des affaires. Le roi Joseph, malgre lesrapports que lui avaient adresses les Ma-rechaux depuis le commencement de l’ac-tion, repugnait a croire qu’ils fussent atta-
ques ou pres de l’fetre par toutes les forcesde l’ennemi; mais le Chef d’etal-major dela garde parisienne, qui, la carte deschasses ä la main, avait observe et suivises mouvements, vint dissiper les doutesde Joseph, et ne lui cacha point qu’ils al-laieat avoir en töte des masses tellementsupericurcs, que leurs talents et leur ca-ractere, aidös de tout le courage des trou-pes, ne laissaient d’autre espoir que dedisputer le terrain pied ä pied. Le Roin’avait, pour les soutenir, ni reserves, nitroupes auxiiiaires, ou du moins collesqu’il aurait pu tirer des depöts repandus aune ou deux journees de marche de Paris,ne pouvaient arriver avant la fm de la ba-tailie. Mais comme il resultait de co rapportque le duc de Trevise n’etait point encore.engage dans toute la ligne, ie Roi, apresen avoir confere avec les ministres et lesgeneraux, chargea le chef d’etat-majorAllcnt de rctourner sur la ligne, pour con-tinuer a y observer l’ennemi, et de deman-der au duc de Trevise s’il ne lui serait paspossilde d’envoyer un detaehement au se-cours de son collegue, sur le terrain oül’ennemi semblait avoir le plus d’iuleröt äs’etablir.
Pendant cette nouvelle reconnaissauce,le roi Joseph ne desesperait point encore,lorsque le general Iluliin lui amena un in-genieur des sapeurs-pompiers, qui, Chargepar lui la veille de rcconualtre les dehorsde la ville, etait toinbe, a Pantin, dans lesavant-postes des Allies. Apres avoir etegarde au bivouac des Cosaques, le capi-taine Peyre obtint d’etre conduit au quar-tier-general de Bondi. Soit qu’on l’eütconsidere comme apparlenaut a une troupemunicipale elrangcre ä l’armee, soit qu’ilentrat dans les vues des Souverains et duGeneralissime de profiter d’une occasion sifavorable, pour inl'ormerle roi Joseph desforces ct des dispositions des Allies, ilsfircnl reconduire cet ollicier aux avant-postes, apres l’avoir Charge de lui remet-tre une prodamalion du prince de Schart-zenberg aux habitanls. Cette proclamationconnue tendait a separer la cause des Pa-risiens d’avec celle de l’Empereur. Elleconstatait surtout qu’ils etaient devantParis avec toutes leurs forces, resolus d’yentrer et meditant d’y faire ou d’y favori-ser une revolution.
Ce rapport acheva de convaincre Josephque les marechaux avaient reellement entöte les deux grandes armees alliees.
Dans l’anxiete oü le jetait une teile Si-tuation , il crut devoir deliberer avec lesministres et les generaux sur les mesuresa prendre pour assurer la retraite de l’ar-mee et la Conservation de la capitale. Cettedeliberation se prolongeait encore, lors-qu’on vint lui annoncer que des troupes sedeveloppaient dans la plaine de Saint-De-