PRÉFACE
Le développement des études géographiques ne s’estpas un instant ralenti en France depuis douze ans. Enfaut-il d’autres preuves que l’intérêt croissant provoquépar les. questions coloniales et les voyages de décou-vertes; le zèle patriotique de nos explorateurs que rienne décourage ; la réunion de congrès où la France sou-tient honorablement les épreuves d’une concurrencenaguère écrasante ; la création de nombreuses sociétésde géographie dans toutes les régions du territoire, etavant tout l’éclatant essor de la grande société de Paris qui, dans les jours d’indifférence, gardait fidèlementle culte d’une science sans crédit, et aujourd’hui, parles explorations qu’elle suscite, les travaux qu’ellepublie et les récompenses qu’elle décerne, jouit auprèsdes savants de tous les pays d’une autorité qui la metau premier rang 1 .
d. On compte actuellement en France (1883J dix-huit sociétés de géographie ;trois ont leur siège à Paris , la Société de géographie de France , la Société degéographie commerciale, la Société de topographie. Les autres sont celles deMarseille , Bordeaux , Rochefort, Lyon, Nancy, Rouen , Alger , Oran , Mont pellier , Douai , Lille , Toulouse , Dijon , Lorient , Nantes . Celle de Douai , fondéesous l’énergique impulsion de M. Foncin, alors recteur de l’académie, est unevaste association qui étend son réseau sur toutes les grandes villes du nord, etgroupe plus de trois mille adhérents. La plus ancienne de ccs sociétés, ladoyenne de toutes celles qui existent dans les deux mondes, est ia grandesociété de Paris , qui date de 1821 ; elle a aujourd’hui 2000 membres. Toutes lessociétés de géographie françaises , citées plus haut, publient un Bulletin pé-riodique de leurs travaux.