langue qui, venues (lunord, envahirent successivement, duseptième au quatorzième siècle, les plateaux du Mexique etune partie de l’Amérique centrale. Les historiens nousdisent que le Toitèque était théiste, qu’il adorait le soleil,la lune et Tlaloc ; que ses mœurs étaient douces et qu’il n’of-frait à ses dieux que des sacrifices innocents. Veytia repré-sente l’indigène toitèque comme un homme de haute sta-ture, au nez aquilin, blanc et harhu. La civilisation toitèquecouvrit en moins de quatre siècles le Mexique entier devilles et de monuments; puis elle s’éteignit comme par uncoup de foudre. Vers le milieu du onzième siècle, plusieursannées d’inondations, de sécheresses et de gelées intensesamenèrent d’épouvantables famines suivies de peste. Lesennemis du dehors et les grands vassaux profitèrent deces fatales circonstances pour renverser l’empire; uneguerre d’extermination s’ensuivit, dura trois ans, et achevade décimer ce malheureux peuple.
» Nous sommes donc à Tula 1 , sur l’emplacement del’ancienne ville toitèque. Les antiquités qu’on rencontre àchaque pas dans le village nous offrent assez de témoignagesde cette curieuse civilisation. La plus petite et la plusintéressante de ces antiquités est une large coquille perlièresculptée, qui représente un chef toitèque avec tous ses attri-buts et ressemble aux sculptures de la pierre de Tizoc àMexico , mais plus encore à certains bas-reliefs de Palenquéet d’Ocosingo dans l’Etat de Chiapas . En pleine rue,contre une muraille, je trouve un grand anneau de pierresculpté, il a l m ,93 de diamètre; le trou central a 0 m ,37.C’était, à n’en pas douter, l’un des anneaux enclavés dansles murailles du premier jeu de paume, tlachtli, créé surl’Anahuac, jeu transmis par les Toltèques , nonsculementauxAztecs , car il existait à Mexico , mais transporté par eux dansleTabasco à Uxmal , où l’on en retrouve l’édifice, et à Chi-chenitza, où un autre anneau semblable, quoique de sculpturesdifférentes, est encore en place. Les historiens nous parlent de