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ALASKA.
avant d’arriver ici, passer par chacun des postes quis’étagent entre l’Amérique russe et la factorerie d’York,dans la baie d’Hudson. Elles sont transportées d’un fort àl’autre par les employés de la Compagnie ; ceux de l’Youkon vont chercher leurs approvisionnements à la maison LaPierre, petit établissement situé non loin des sources de laPoreupiûe, à une distance d’environ 200 lieues. Il faut vingtjours pour remonter la rivière, et six pour la descendre. Lastation la plus proche est le fort Mac-Pherson, qui s’élèveà 10 lieues au-dessus du confluent de la rivière Peel et duMackenzie . On ne trouve plus ensuite de poste jusqu’au fortSimpson distant de 500 lieues du fort Youkon .
» Le fort Youkon a été fondé en 18-47 ; les bâtimentsactuels ne datent toutefois que de 1864, et ils n’ont étéachevés qu’en 1867. On sait que ce port est le plus éloignédes établissements de la Compagnie de la haie d’Hudson ; ilest situé sur le 66° degré de latitude nord, dans un territoire. qui fait partie de l’Alaska ; aussi la compagnie russe-amé-ricaine a-t-elle longtemps exigé de sa rivale une forteindemnité pour lui permettre d’étendre son trafic jusqu’auxbords de l’Youkon . » Fr. YYiiyju’er,
Voyage et aventures dans l’Alaska .
(Trod. par M. Emile Jonveaux. Paris , 1872, in-8°, Hachette .)
On distingue, dans l’Alaska , deux races indigènes : lesEsquimaux et les Indiens. Les Esquimaux vivent sur le littoralet dans les îles ; ce sont surtout des pêcheurs. Ils sont grands,bien faits, très forts. M. Whymper en a vu qui fournissaientde longues traites avec des fardeaux de 200 livres. Iis noressemblent pas à leurs congénères du Groenland ou des terresarctiques, mais ils sentent aussi mauvais et sont aussi sales.Leurs huttes, ingénieux agencement de madriers et d’os debaleines, recouvertes de loques disparates, peaux de morsesou de rennes, haillons déchiquetés, sont hideuses. Elles n’ontd’autre ouverture qu’un large trou par lequel s’échappent lafumée et les puanteurs de cette habitation primitive.
Les Esquimaux sont braves, mais avides et voleurs. LesRusses avaient pris le parti de tout leur fournir : nourriture,vêtement, logement, ils leur donnaient même une solde an-
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