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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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DOMINION OU PUISSANCE DU CANADA. 39

faisait la campagne de Terre-Neuve , les Anglais reprirentle fort Bourbon ®u Nelson; en 1697, diberville y fut en-voyé, et le 8 juillet, il partit de Plaisance (Terre-Neuve ),avec trois vaisseaux et un brigantin, et arriva le 3 aoûtdevant la baie dHudson.

« Les glaces, dit-il, poussées par les courants, nouspressèrent si fort, quelles écrasèrentle brigantin, sans quonpût sauver rien que léquipage. » Les trois vaisseaux furentbloqués par les glaces, du 3 au 28 août, puis séparés lesuns des autres; tous éprouvèrent des avaries considérables.La mer étant enfin devenue libre, diberville, monté sur lePélican , de quarante-six canons, prit la route du fort Nel-son, et arriva en vue de ce fort le 4 septembre. Le 5, ilaperçut trois vaisseaux anglais ; un de cinquante-deuxcanons et de deux cent cinquante hommes déquipage, etdeux de trente-deux canons. Bien quil fût seul, ses deuxvaisseaux nelayant pas encore rejoint, diberville se résolutà combattre, pour empêcher lennemi de secourir le fort,quil naurait pu reprendre sil eût été ravitaillé par lesvaisseaux anglais . A son approche, les Anglais lui crièrentquils savaient bien quil était dIberville; quils le tenaientenfin, et quil fallait quil se rendit. Le chevalier commençale feu à neuf heures du malin ; à midi, voyant que la partieétait décidément inégale, il résolut den finir ; il fit pointertous ses canons à couler bas, aborda vergue à vergue legros vaisseau anglais , et lui envoya sa bordée, qui le fitsombrer sur-le-champ. Puis il se jeta sur le second vaisseaupour lenlever à labordage; celui-ci amena aussitôt sonpavillon : diberville poursuivit le troisième vaisseau, quiavait pris le large et filait toutes voiles dehors. Le Pélican ,<( crevé de sept coups de canons, » et ayant eu deux de sespompes brisées pendant le combat, ne pouvait épuiserleau; aussi laissa-t-il échapper le troisième vaisseau an­ glais, , Le 7 septembre, une violente tempête engloutit laprise de diberville, et jeta le Pélican à la côte, à deuxlieues du fort Nelson; mais à ce moment, dIberville futrejoint par ses deux autres vaisseaux. Le 13, il alla bom-barder le fort, lobligea à capituler le 14, et il repartit,