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LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
» par le courant d’air, descendre en tournoyant au fond tin, » gouffre, et les carcajoux se suspendre par leurs longues queues* » au bout d’une branche abaissée, pour saisir dans l’abîme les» cadavres brisés des élans et des ours 1 , » jusqu’à M. de Lave-leye qui s’y rendait en traîneau sur la neige, pendant l’hiverde 1879, et entendait gronder les cascades derrière un mur destalactites scintillantes 2 . Les récits ne diffèrent entre eux que parle degré d’enthousiasme du spectateur, ou par le bonheur d’ex-
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pression de l'écrivain 3 . Il n’en est pas qui soient restés insen-
sibles à la sublimité du spectacle ; il n’en est pas non plus quin’aient avoué leur impuissance à en retracer la majesté saisis-sante. Chateaubriand appelait le Niagara « une colonne d’eaudu déluge; » J.-J. Ampère écrivait : « J’ai vu bien des cas-» cades en Suisse , en Ecosse , en Norwège, dans les Pyrénées ,» toutes ensemble se perdraient et se noieraient dans le Nia-