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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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DOMINION PUISSANCE DU CANADA,entendre le parler pittoresque et le langage accentué dinto-nations bas-normandes de « lhabitant » canadien .

» La « ville basse, » cest le nom quon donne au princi-pal faubourg de Québec , bâtie en contre-bas du mont, surla rive du fleuve, est plus populeuse que pittoresque. Cestle quartier de la marine, des docks, des entrepôts, et sesrues étroites et sales, habitées presque exclusivement pardes Irlandais, noffrent guère dédifices intéressants. Elleest, aujourdhui, reliée à la ville haute par un ascenseur,œuvre dune compagnie anglaise.

» La population de Québec est loin de saccroître dans lamême proportion que celle des autres villes du Canada . Cestainsi que de 59700 âmes quelle comptait au recensementde 1871, la population ne sest élevée quà 62447 habitants,au recensement de 1881, tandis que, dans le même laps detemps, Montréal montait de 107000 à plus de 140000 ha-bitants.. La principale raison de cette différence, cest queQuébec a laissé péricliter son commerce et son industrie,tandis que Montréal donne un essor toujours plus grand àses entreprises commerciales. Lindustrie des constructionsnavales, qui avait été longtemps la ressource de Québec ,est presque complètement tombée, à la suite dune grèvedes ouvriers de chantiers survenue en 1867. Tous les effortspour la relever ou pour y substituer dautres branches din-dustrie ont été à peu près vains, et la vieille cité de Chain-plain, si admirablement assise au bord de son magnifiquefleuve, semble vouloir sendormir dans une sorte de torpeurléthargique, tandis que partout autour delle fermente les-prit dinitiative et de progrès.

» Le port de Québec est cependant resté jusquà ce jourle grand débouché de lexploitation forestière du Canada .Cest que viennent se rassembler les milliers de « cages »et de trains de bois que la Confédération canadienne tire doses immenses forêts vierges, et qui constituent lune de sesprincipales sources de revenus. Le Canada exporte, chaqueannée, pour plus de trente millions des produits de sesforêts, et le port de Québec entre à lui seul dans ce mouve-ment pour une part de près de moitié.