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DOMINION OU PUISSANCE DU CANADA,est à deux lieues d’une rivière navigable, mais la construc-tion d’un chemin de fer à travers les bois pourrait en rendrel’exploitation fructueuse. Notre campement ayant été établiprès du principal filon, nous allumâmes un gigantesque feude houille, ce qui nous permit de constater l’excellente qua-lité du combustible. » Frédéric Whymper,
Voyage et aventures dans l’Alaska. (Trad . d’E. Jonveaux.)
(Ibur du monde, iSG9, t. XX.)
Les Indiens. — Le village de l.orel(e.
Quand les Européens découvrirent les vallées du Saint-Lau-rent et de l’Outaouais, ils y trouvèrent établis deux grandesraces d’indiens, la race iroquoise et la race algonquine . Les unsétaient guerriers et chasseurs, les autres cultivateurs. Une haineimplacable les poussa à s’entre-détruire : à ces guerres inces-santes les colons français se mêlèrent dès 1009, et les Hurons,de la race des Iroquois, furent les alliés de Champlain 1 . En1701, après le traité de Montréal , les Indiens de toutes racesdevinrent les plus fermes soutiens de la domination française dans l’Amérique du Nord. Us sont restés les amis de la France .Aujourd’hui les Indiens du Canada qui ont conservé leur ancienmode d’existence sont répartis en trib us administrées par des chefsélus et vivent sur des terres inaliénables qui leur ont été réservées.Ils ont des écoles entretenues aux frais du budget canadien, oùles petits Indiens apprennent avec leur idiome les éléments dufrançais ou de l’anglais . Une loi prohibe d’une façon absoluele commerce des liqueurs spiritueuses dans ces tribus qui ontune passion déréglée pour « l’eau-de-feu. » Les Indiens suffi-samment instruits peuvent se séparer de leur tribu, obtenir unacte d’émancipation et devenir citoyens. Aussi la race indiennepure, grâce à ces sages mesures, est-elle en voie d’accroissement.M. de Lamothe estime à 102 000 le chiffre des Indiens de laconfédération tout entière. Les croisements entre Français etIndiennes ont été relativement nombreux ; on évalue à quatrepour cent la proportion des Canadiens français qui peuvent avoirdans les veines quelques gouttes de sang indien, c’est-à-dire50 à 60 000 individus.