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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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ÉTATS-UNIS DE L’AMÉRIQUE DU NORD . 203

P ah- Yittes , les Serpents ou Shoshonès , qui occupent surtoutl’Utali et la Nevada ; enfin les Indiens de l’Arizona , de laCalifornie, de l’Orégon et du territoire de Washington.Prises ensemble, ces tribus atteignent comme celles desprairies, 100000 individus.

» Toutes ces races ont entre elles des caractères com-muns ; elles sont nomades, c’est-à-dire qu’elles n’occupentaucune place fixe, vivent de pêche, surtout de,chasse, et dansles prairies suivent le buffle dans toutes ses migrations.

» Un régime absolument démocratique et une sorte docommunauté règlent toutes les relations des membres d’unemême tribu vis-à-vis les uns des autres. Les chefs sontnommés à l’élection et pour un temps ; ils sont cependantquelquefois héréditaires. Le plus courageux, celui qui a prisle plus de scalps à la guerre et qui a tué le plus de buffles,celui qui a fait quelque action d’éclat, celui qui parle avecune grande éloquence, tous ceux-là ont des droits pour êtrenommés chefs. Tant qu’un chef se conduit bien, il reste enplace ; pour peu qu’il démérite, un autre chef est nommé.Les chefs mènent les bandes à la guerre et sont consultésdans les occasions difficiles ; les vieillards le sont également.Les lieutenants des chefs sont les braves et commandent ensecond à la guerre. 11 n’y a aucun juge dans les tribus, etchacun se fait justice à soi-même et applique la loi à sa guise.

» Toutes ces tribus chassent et font la guerre de mêmefaçon, à cheval, avec la lance, l’arc et les flèches, à défantde revolvers et de carabines. Pour se défendre des coups del’ennemi elles ont le bouclier. Elles vivent uniquement debison et se recouvrent de sa peau. Elles scalpent leurennemi mort et se parent de sa chevelure. Elles pillent etdévastent les propriétés, emmènent captifs les femmes etles enfants, et souvent soumettent à d’affreuses tortures,avant de le faire mourir, le vaincu, surtout le blanc, quitombe vivant entre leurs mains. Les squaivs (femmes in-diennes), auxquelles on abandonne le prisonnier, souventlui arrachent les yeux, la langue, les ongles, lui brûlent oului coupent un jour une main, un autre jour un pied. Quandon a bien tourmenté le captif, on allume un feu de charbon

AMÉmQCE. 13