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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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228 LECTURES et analyses de géographie.année à la taxe sur le revenu. Ce sont là les bénéfices qu’j]

déclare, c’est la liste civile d’un roi.

» Les immigrants gardent longtemps l’empreinte de leurcaractère national ; ce n’est qu’à la deuxième ou à la troi-sième génération qu’ils se fondent réellement dans lagrande famille américaine, et que tout trait distinctif dis-paraît à peu près entièrement pour laisser la place à untype nouveau que les ethnologistes ont déjà classé sous lenom de type américain. On ne peut nier que la raceyankee ne soit en effet une race distincte 1 . »

L. Simonin, A travers les Etats-Unis .

(Paris, 1875, in-18, Charpentier .)

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Immigrants français et allemands.

Les immigrants s’établissent tous aux États-Unis sans espritde retour ; seuls ou presque seuls, ceux de race latine et chi-noise font exception. Les Italiens et les Basques s’établissent depréférence dans les républiques du Sud. Il est rare de trouverdans les États-Unis un groupe compact de colons français .M. Simonin cite celui de French-town , près de Meadville (Pensylvanie ), qui compte quelques centaines de Francs-Com-tois, venus par petits essaims depuis 1830. Le Français se sentisolé, déplacé, mal à l’aise, au milieu d’un peuple remuant,bruyant, affairé, qui ne sacrifie guère qu’à l’utile, qui n’admetpas l’oisiveté, qui ne parle que lorsqu’il a quelque intérêt àle faire. Le Français n’aime pas les longs séjours en Amérique ;il est préoccupé sans cesse du désir de rentrer dans le « beaupays de France 2 ».

1. M. Simonin reconnaît néanmoins que cette fusion des races n’cst jamaisbien complète, et il cite notamment ies Hollandais, qu’on désigne sous le so-briquet de Knickerbockers, comme aisément reconnaissables à leur nom, à leurcaractère réservé et poli, à leurs usages et à leurs coutumes. Les opinions po-litiques distinguent aussi les immigrants; Irlandais ët Allemands ne votentpas de même. Faut-il rappeler que pendant la guerre de 1S70-71, les Allemandsdes Etats-Unis ont témoigné contre la France une haine non moins ardenteque leurs compatriotes teutons des bords de l’Elbe et de la Sprée ? Il ne fautpas gratter bien longtemps pour retrouver l’émigré allemand sous l’écorce duYankee.

2. « La première population blanche de la vallée mississipienne était fran-» çaise. Des colons, alliés des Indiens, s’étaient établis sur les bords de la ri-» vière des Illinois et sur le grand fleuve, à Saint-Louis, à Kaskakia, à Sainte-» Geneviève, à Natchez. Des * voyageurs » français allaient de tribu en tribu,

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