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l’hospitalité américaine par nombre d’inventions méca-niques des plus heureuses, entre autres celle des monilorsà tourelles ; — Agassiz , un des maîtres les plus éminents del’histoire naturelle contemporaine. Plusieurs des person-nages, cités aujourd’hui parmi les plus riches des États-Unis ont été au début de pauvres émigrants, notammentcet Astor 1 , qui venu d’Allemagne au commencement de cesiècle, ayant à peine quelques francs en poche, entrepritbravement le commerce des fourrures dans le nord etl’ouest, et laissa en mourant à son fils une fortune qu’onévalue à plus de cent millions de francs ; —■ ou bien encorel’Ecossais Bennett, pauvre homme de lettres à son début,et plus tard vingt fois millionnaire, fondateur du New- YorkHerald , ce rival du Times de Londres ; — ou enfin l’Irlan-dais Stewart, qui commença par être maître d’école, se fitensuite marchand de nouveautés, et possède aujourd’huiles plus vastes magasins de l’Amérique . Il est imposé surune somme d’environ quinze millions de francs chaque
i. John Jacob Astor a légué par testament à la ville de New-York une sommede -IÛOO0O dollars pour établir une bibliothèque. Son fils a ajouté à cette somme200000 dollars. La bibliothèque Astor, située sur le square Lafayette, est pu-blique; elle contient 150000 volumes.
Le plus fameux exemple de ces fortunes formidables et de ces dons royaux aété donné par un autre descendant d’immigrants, mort en 1877. Nous voulonsparler du commodore Cornélius Vanderbilt , issu d'une famille hollandaise réfu-giée en Amérique . 11 a laissé à son fils aine, institué son légataire universel,une fortune évaluée par les uns à 350, par les autres à 500 millions. Parmi leslegs indiqués dans son testament, sans parler de ceux qu’il fit en faveur de sesautres enfants et petits-enfants, on en trouve un de 150 000 francs à son méde-cin, un de 100000 francs à son confesseur, d’autres de 3 500 000 francs à sesserviteurs et garde-malades. 11 a fondé de son vivant à Nashville (Tennessee ) uneuniversité qui porte son nom, et qui lui coûta 3 500000 francs. — Vanderbiltétait le neuvième fils d’un fermier de file de Staten-lsland, voisine de New-York . Dans son enfance, il allait vendre au marché les fruits et les légumes deson père. A seize ans, il ne possédait que 100 dollars donnés par sa mère pourl’achat d’une embarcation. Il gagna son immense fortune en entreprenant har-diment la construction des navires à vapeur, dans un temps où il était encorede mode de railler la grande invention de Fulton. C’est lui qui créa une despremières lignes transatlantiques entre le Havre et New-York . Plus tard, ildoubla sa fortune dans les entreprises de chemins de fer. 11 possédait ou diri-geait un réseau de 978 milles représentant un capital de 750 millions de francs.On l'appelait à New-York le roi des chemins de fer. Il a été un des spécula-teurs les plus laborieux, les plus audacieux et les plus heureux de ce siècle.Quelqu’un lui demandait un jour par quel talisman il avait pu acquérir une sigrande fortune : « Ce résultat, répondit-il, n’est pas dù à des procédés mysté-» rieux ; ma recette est simple, la voici : tout ce que j’ai fait, je l’ai fait sérieu-» sement, marchant hardiment au but, mais en ayant toujours soin de garderb le silence sur ce que j’allais entreprendre, et de n’en parier que lorsque faf-» faire ôtait en train. »