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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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230 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAl’RIE.

leur propre valeur, sont naturellement entraînés à s’en exa-o-ômi. la à /U'.venir difficiles à vivre, à sp. limnillm.

gérer la portée, à devenir difficiles à vivre, à se brouilleravec leurs amis. C’est ce qu’on commence à craindre dansles régions officielles de Washington . C’est ce qu’on prévoità New-York , où j’entendais même prêter aux Allemandsl’intention de former un élément distinct, de se constituerpolitiquement au sein de la fédération américaine... Nousne sommes pas, je le crains, une nation aimable, nousaimons trop à avoir raison. Un Américain m’a dit : « Jesuis moi-même d’origine allemande, mais je n’aime pas lesAllemands : ils sont sales, ils sont ergoteurs, et ils battentleurs femmes. » Hélas ! de l’Atlantique au Pacifique, ils ontcette réputation. Niais plus on avance vers l’ouest de cecontinent, plus on est frappé des traces qu’ils laissentsur leur passage, des résultats merveilleux obtenus grâce àleur intelligence, à leur activité, à leur persévérance. »

De Hëbxer,

Promenade autour du monde, t. I er .

(Paris, 1873, 2 vol. in-18, Hachette .)

« L’immigration allemande a encore d’autres consé-quences, celles-là morales. Il ya quarante ans, on distin-guait en Amérique deux types, le yanliee et le virginm,le marchand et le planteur, le puritain et le country gentle-man dont les qualités et même les travers en s’unissant eten se juxtaposant, avaient imprimé au caractère américainun cachet si puissant et si original. Aujourd’hui ces typessont effacés ; encore quelques années, et ils auront dis-paru. L’Allemand a fait souche ; il a communiqué au mi-lieu où il est venu s’implanter des intempérances, des indis-ciplines, des appétits qu’on n’y connaissait pas naguère. Ilest venu famélique dans un pays qui ne refuse jamais autravail un large bien-être, et il se gorge ; dans sa patrie, ilétait la proie des oppressions féodales, et dans ce pays delarge liberté, il se cabre. Les misères et les iniquités deson ancienne existence lui ont laissé au cœur d’implacablesrancunes, et dans les luttes quotidiennes d’une vie très in-

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