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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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AMÉRIQUE CENTRALE . 293

étaient bâtis et irrigués d’une façon régulière, et elle dispo-sait d’un outillage perfectionné, ainsi que de puissantes ma-chines. Elle employait, sans parler de quatre Français et dedeux surveillants indigènes, quatre-vingts Indiens et quinzeou vingt femmes chargées de la cuisine et du blanchissage del’établissement. Celles-ci recevaient 20 fr. par mois avec lanourriture. Les charpentiers et les maçons étaient payésles uns à raison de G réaux (3 fr.) par jour, et les autres4 réaux, tandis que les moços ou journaliers proprementdits, touchaient un salaire hebdomadaire de 12 réaux pourun travail quotidien de 7 heures. Ils recevaient en outre,dans la journée, deux distributions de bananes et de viande,sans parler d’une autre de galette de maïs et de fromage 1 .

» En général, on peut dire que l’or et l’argent se ren-contrent partout dans l’isthme central, dans le sable desrivières, comme dans les terrains d’alluvion et le quartz desmontagnes..On en a recueilli dans chacun des cinq Etats,en abondance et par les procédés les plus simples ; maisc’est surtout, paraît-il, dans le massif Nicaragua-Hondurien,dont la Nouvelle-Ségovie, Matagalpa et les Chonlalès fontpartie, que se trouve le principal dépôt de ces richessesmétalliques. Les mines du Honduras ont été de tout tempscélèbres, et le nom même d’un de ces districts, celui deTegucigalpa , signifie colline d’argent en langue indienne.La montagne d’Agalteca, dans ce môme district, n’estqu’un bloc de fer, et il y a de nombreuses mines de cuivre,de mercure, de platine et de houille dans le département doGracias qui borde le Nicaragua au nord jusqu'à l’Atlantique.Le département des Chontalès, enfin, comptait, en 1866,

pendent jusqu’au sol. Un troisième cours (Veau, le Rio-Médina, borne la plan-tation à l’ouest. La réunion de ces trois rivières garantiUes cacaoyers contre lasécheresse et peut fournir une force gratuite illimitée à vingt moteurs indus-triels. ( V. sur le cacao le chapitre de l’Eçuateur.)

t. M. Félix Belly, qui a passé au Valle Menier plusieurs jours, rapporte queM. Schiffman ava ; t adopté au début un moyen d’émulation immanquable. Uavait mis tous les travaux extraordinaires, maçonnerie, barrage, déblaiement,tranchées, au mètre cube et à l'entreprise, et il avait obtenu ainsi des effortsextraordinaires chez un peuple essentiellement inerte. Un fait donnera une idéedu degré de naïveté qui résulte de cette inertie. Quand les premières brouettesarrivèrent au Valle, les Indiens, qui n’en avaient jamais vu, les prirent brave-ment sur leurs épaules pour les porter sur le terrain où on devait les employer.