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celle de Saint-Pierre, etc. — Les eaux minérales et thermales sont abon-dantes. — La Martinique est une île volcanique; les tremblements deterre sont fréquents et souvent désastreux. Le climat est chaud, pluvieux,insalubre d’avril à octobre. L’été, la température ne s’abaisse jamais au-dessous de 20 degrés.
GÉOGRAPHIE POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE.
Au point de vue administratif, l’ile est soumise au même régime que laGuadeloupe . Elle se divise en deux arrondissements : Fort-de-France (S cantons, 14 communes); Saint-Pierre (4 cantons, H communes).—La capitale est Fort-de-France (15 000 hab.), dont le port est le mieuxabrité de toutes les Antilles . La rade de la ville de Saint-Pierre(20 000 hab.), inhospitalière pendant l’hivernage, a pourtant accaparépresque tout le commerce.
Superficie : 987 Km< i,8, 162 861 hab. (165 par kilom. car.) L
Les productions de la Martinique sont aussi celles de la Guadeloupe .Les chilTres du commerce en 1878 étaient: à l’importation 29768000 fr.;à l’exportation 30 500000 fr. La Martinique coûte à la France 3 millionspar an environ, et fait rentrer dans les caisses de l’Etat 13 millions dedouanes; et pourtant elle est loin, ainsique la Guadeloupe , d’atteindrele degré de prospérité auquel elle pourrait prétendre. Elle n’a pas encoreun kilomètre de chemin de fer ! ses routes sont inachevées et malgré lesbeaux travaux d’art, les ponts hardis et massifs jetés sur les torrents, lescommunications sont très défectueuses. Seules les villes de Fort-de-France et de Saint-Pierre sont reliées par un til télégraphique, et le conseilgénéral de la colonie semble regretter les minces dépenses occasionnéespar l'entretien de ces 30 kilomètres de fil de fer - !
2° EXTRAITS ET ANALYSES
« Je suis allé bravement m’asseoir sur le quai, les piedsdans la mélasse, au milieu d’un nuage de moustiques en-ragés. Le long du bord se balance, flanc contre flanc, sur
1. Sur ce chiffre, les fonctionnaires et employés avec leurs familles comptentenviron pour un millier, les soldats et marins pour 3 oGO, les créoles pour 10 000,les nègres et gens de couleur pour 130 000, les nègres immigrants d’Afrique pour 8 000, les coolies hindous pour 10 000 et les Chinois pour tnOO. Pour laGuadeloupe , les proportions sont les mêmes. Des Caraïbes , qui occupaient lesAntilles à l’arrivée des Européens, il ne reste guère, dit M. Jules Duval , quecertaines traditions de médecine empirique et des superstitions que les nègresont adoptées, héritage naturel de la sauvagerie.
2. V. La Martinique , par le contre-amiral Aube. 1S8Î, in-8°.