nom qu’elles portent de Cazuela (casserole). C’est là queles filles d’Afrique , vêtues de couleurs claires, les cheveuxencombrés de fleurs, assistent au spectacle. Les nègres,vêtus de blanc, cravatés de rouge, ornés de chaînes énormes,font pendant au beau sexe noir. » Quatrelle %
U lie de Cuba avant Vinsurrection.
Les cigares.
« 11 règne chez nous une ignorance bien complète et biennaïve sur les diverses espèces de tabac. Pourquoi employons-nous toujours, pour désigner les divers crus, comme nousle faisons d’ailleurs pour le thé, des désignations étrangèresà leur qualité ? Nous croyons, par exemple, distinguer lesespèces de thé en les appelant thé de perle, thé à pointesblanches. En réalité, cette distinction résulte de. l’époque dela cueillette, et non d’une différence du cru. De même pourles cigares ; que de gens s’imaginent désigner les espècesde tabac en distinguant les londrès, les trabucos ou les im-périalès ! Cette différence dans les noms ne résulte en réalitéque des formes variées du cigare, et non de la qualité destabacs. Toutes les fabriques, les bonnes comme les mau-vaises, produisent des londrès, des trabucos, des exception-nalès, des conchas et des cigares de beaucoup d’autresformes. Pour désigner complètement un cigare, il fautjoindre trois expressions : la première doit indiquer laforme du cigare ; la deuxième sa fabrique ou, pour ainsidire, son cru ; enfin la troisième doit faire connaître la cou-leur du cigare, c’est-à-dire le mode de sa fabrication.Ainsi, quand on dit d’un cigare : c’est un exceptionnalèsd'Upmann , madu.ro , on a réellement et complètement dé-signé le cigare dont on veut parler.
» Il y a à La Havane plus de cent fabriques de cigares ;mais sept ou huit seulement sont regardées comme de pre-