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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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AMÉRIQUE CENTRALE . 313

et des esclaves... Ils sont mêlés à des Chinois qui ontaliéné leur liberté pour un temps limité d’après une conven-tion faite en règle. » H. Piron,

L’Ile de Cuba.

(Paris , 1876, in-18, Plon.)

Santiago de Cuba .

« Santiago de Cuba est la plus ancienne ville du pays etla première métropole des Antilles espagnoles ; elle reste lacapitale d’un petit monde à part, à 800 milles de la Havane,séparée du nord de 111e par de vastes solitudes...

» Santiago, qui compte plus de 20000 âmes, n’a pour-tant pas l’air d’une grande ville ; elle est toute en montéeset en descentes, et les pluies de l’été doivent former defurieux torrents dans les rues. Le quartier voisin du portest occupé par les magasins et les maisons de commerce :ce sont d’assez grands édifices à deux étages, entourés devastes galeries en bois peintes de couleurs vives, la plupartdans un triste état de délabrement et de saleté. Plus haut,sur la colline, dans les rues aristocratiques, les maisons ontde grandes portes cochères et des balcons de fer. La plupartdes habitations sont bâties en biais sur la pente et s’éche-lonnent le long des rues comme les marches d’un escalier;chacune est ornée sur le devant d’une terrasse en maçon-nerie qui sert à la fois de balcon, de vestibule et de corridor.Ces terrasses sont pavées en brique rouge ou en faïence decouleur et abritées par de grands auvents portés sur despiliers de bois. Des rideaux ou des tentes de cotonnadesrayées pendent souvent entre les colonnes. Vers le milieu dela ville, une cathédrale assez belle s’élève au bout de laplace d’Armes sur de grandes terrasses où l’on monte pardes escaliers de pierre; mais c’est le grand marché qui estle plus curieux édifice et la plus agréable promenade de laville. Il est situé sur une large et haute terrasse, semblableà un gros bastion carré ; d’un côté, il se relie de plain-piedà la colline, et on l’aborde de l’autre par de grands escaliersde pierre d’une construction monumentale. La ruelle qui