338 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
longueur de 2SOO kilomètres, rattache l’une à l’autre les deux grandesmasses péninsulaires du continent américain .
Un seul isthme, dans cette région où on en distingue un grand nombre,est plus étroit que celui de Panama ; c’est l’istlime de San-Blas, qui n'aque 50 kilomètres, de l’embouchure du Bayano (Pacifique), à celle duNercalegua (Atlantique). L’isthme de Panama en a 56, de la baie de Linonà l’embouchure du Rio-Grande (Paciüque). L’isthme le plus favorisé pourla faible altitude des cols est celui de Rivas, dans le Nicaragua , où le colde Guîscouoi à 46 mètres de hauteur, tandis que le col de la Cu/ebra, oùpasse le chemin de fer de Colon à Panama , en a 82. Le littoral de l'Atlan-tique est bas, marécageux, bordé de palétuviers et souvent d’une épaisseceinture de coraux (baie de Limon, et embouchure du Chagres); la côtedu Pacifique est plus élevée; le Cerro de Cabras (500 m.), le pic del’Ancon (170) se dressent au bord de la mer; sur ce rivage sont les liestrès salubres des Tabogas, des Naos, Périr,o, Flamenco.
L’isthme est parsemé de collines et de sommets en forme de pics oude dômes; il est difficile d’y reconnaître un faîte de partage; l’arête dela Cordillère est interrompue; au nord-est, elle se relève près de Porto-Bello, au massif de Sunta-Clara (1 000 m.) et se prolonge dans la Colombie ;à l’ouest elle se termine au pic de T rinidai (1 500 m.) d’où se détache àtravers l’isthme un contrefort oblique s’abaissant à 82 mètres, au col dela Culebra, lieudepassnge de la voie ferrée et du futur canal interocéanique.C’est ce contrefort qui détermine la direction des deux versants.
Le versant de l’Atlantique a pour cours d’eau principal le rio Chagres(110 kilom.) qui descend des montagnes du nord-est, à travers des gorgesétroites, et passe à Crûtes, de là à Matachin, où il rencontre le chemin defer, coule ensuite de l’est à l’ouest jusqu’à Barbacoas, où la voie ferrée letraverse, et du sud-est au nord-ouest jusqu’au fort de Chagres. Son courssemé de rapides jusqu’à Trinidad , est ensuite très lent jusqu’à la mer(profondeur de 4 à 5 mètres en moyenne). Ses affluents principaux, sontà droite, le Frijole et le Gatun; à gauche, le Ckilibre, le Quebrada , leTrinidad . De grands travaux seront faits dans le but de détourner le coursdu Chagres pour le passage du canal. Dans le Pacifique, à l’ouest dePanama , se .jette le Rio-Grande, que le chemin de fer coupe également, et,près de la baie Vacca-di-Monte, le rio Bernardino, issu de la Sierra-Yeragua.
Le climat de l'isthme est en général supportable. L’année a deux saisons,la saison sèche ou été (verano), et la saison pluvieuse ou hiver (de maià novembre). Durant la saison sèche, la température varie entre 21 et35 degrés, durant la saison des pluies, entre 24 et 30. L’été, la brise dunord rafraîchit l’atmosphère; l’hiver, les orages journaliers tempèrent lachaleur. Le choléra et la fièvre jaune, qui ravagent souvent les régions
depuis trois siècles, et dont notre temps verra la solution, o L’isthme de Panama » est un point d’une importance universelle, comme l’isthme de .Sues et le» détroit de Singapour : c’est un centre de croisement où se rencontrent, en
» théorie au moins, les lignes commerciales menées de tous les points dé la
» terre. Aussi, par un acte de générosité sans exemple jusqu’à nos jours, le» gouvernement grenadin, avant de fédéraiiser la république tout entière, a-t-il» fait du Panama un état presque indépendant : renonçant ainsi à ses préro-
» gatives de suzeraineté, il a mis ce territoire sous la protection du monde
» entier, et l’a proclamé un nouveau Delphes , dont tous les peuples sont tes< Amphietyons. > (Elisée Reclus , Quelques mots sur la Nouvelle Grenade; Bul-letin de la Société de géographie, iSii'J, t. ï.)
flatte*» 1
,'fseli* «
(ri». * Llsto®
daîSîlWvjKfé It fiitr.
Jijgli fstbu; i■ftUrmmik
lmmitiimii
Mite ri» et
ftiMSéT^fe k
féifàikikt
i JB» «“Si SI
lA'&sèpii
,'s***inr
jim'Bà&ii
llSEtlilfe»,:
'«IKiisï
niMtom
Vsispt}wl'
"sàilmt
pg «tu lisais.«■khfcîui"s iis listai,»tais m'ÇÙSBtat Jkw.;»&(•( ilfi
j.-ssaqitfctejusssüèw Bfœ^Htèet
f-ïttttn; ia'«üftetiçim;
1 yi Sfflaçct d’uituj c ’-àlïi-a, 1 . le, eiÙàfüstiimlijtC
j ^ V. g,