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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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372 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

sont nombreuses, mais non exploitées Végétaux : Forêts immensesï palmiers, bananiers, cèdres, bois d’acajou, de teinture, d’ébénisterie)plantes tinctoriales et médicinales, baume de Tolu, écorces de quinquinacidron, cochenille, salsepareille; cacao , café, tabac, vanille, comte à sutre’caoutchouc, gomme, fruits variés, etc. — Malgré l’abondance de ces richessesnaturelles, l'agriculture est arriérée, les routes et les bras manquent."—Animaux : Bétail abondant ; les animaux sauvages sont ceux de l’Amériquedu Sud tropicale; jaguars, couguars,pécaris, chats-tigres, singes, élans lesreptiles de toute espèce, oiseaux, insectes, etc. ’

Industrie . — Malgré l’activité des habitants des hauts plateauxl’industrie est sans forces, et entravée par la longueur des distances’l’absence des routes, les remparts des montagnes, etc. La principaleindustrie est celle des mines, puis celle des chapeaux dits de Panama (1 300 000 fr. en 1874).

Commerce. —En 1879-80 : Importations, 10 387003 dollars.—Exportations, 13804981 (part de la Grande-Bretagnp, 3539397 dollars(18404864 fr.); de l'Allemagne , 3342 535 dollars (17 328950 fr.); de laFrance, 1752703 dollars (9010055 fr.); des Etats-Unis , 1624673 dollars.— Chemins de fer : chemins de Panama à Colon (75 kilom.); de Sabanillaà Barianquilla (28 kilom.); de Cucuta à Puerto-Villamitar (60 kilom. enconstruction), en tout 121 kilom. exploités * 1 . — Télégraphes ; 2 960 kilom.en 1880. — Marine marchande : mouvement des ports en 1879-80,956 voiliers de 61 534 tonneaux et 561 vapeurs de 643372 tonneaux.

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IY. RENSEIGNEMENTS STATISTIQUES.

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Superficie. — Suivant les uns, 1330 000 kilom. car., suivant les autres,830700 kilom. car.; ce dernier chiffre est le moins contesté, il n’y a que347 000 kilom. car. habités (3,0 hab. par kilom. car.). — Population;environ 3 millions. — Races : quatre éléments; blancs issus des ancienscolons espagnols (450000) métis, de diverses catégories, suivant le degrédes mélanges (1500 000); noirs, de moins en moins nombreux depuisl’abolition de l’esclavage; Indiens indigènes, rattachés parle baptême à lasociété grenadine; débris des tribus Muiscas (300 000), Garnies, Tanches ,Goajiros, Citeras, C/tocos, la plupart vivent encore isolés et indomptés,protégés par l’insalubrité du climat et l’immensité des Uanos. — Dialectes ;la langue officielle est l’espagnol ; les Indiens gardent leur idiome. —

de schistes argileux, tantôt opaques et tantôt transparentes, depuis Je vert pâlejusqu’au vert très foncé. Les mines sontaciel ouvert, aune faible profoadeur;les ouvriers attaquent et brisent à coups de pioche et de barres de fer les filonsde roches ; les débris tombent dans des bassins traversés par des courants d’eauqui les lavent et les délayent. Les émeraudes de Muzo sont à tort désignéesdans le commerce sous le nom d’émeraudes du Pérou .

1. La partie continentale ne possède qu’un très petit nombre de voies carros-sables ; les transports de marchandises entre les provinces populeuses duCauca,de Cundinamaroa, de Boyaca, de Santander et d’Antioquia et les bateaux àvapeur du bas Mngdalena, ne peuvent s’effectuer que par des routes muletièreset même par des sentiers très périlleux. Le prix de transport est générale-ment fixé, pour une distance de 60 à 80 kilomètres, à 40 ou 50 francs parcharge de 10 arrobes (125 kilos). Une machine à vapeur de la force de quatrechevaux a coûté dernièrement, pour être transportée de Honda à Bogota (56 kilomètres) 4150 francs, et une presse mécanique d’imprimerie, 5GÜÜ fr.(V. Diclionn. de Al. Vivien de Saint Martin ; art. Colombie .)

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