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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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o 42 lectures et analyses de géographie.et, pour des sommes presque insignifiantes, le manioc etle sucre ; parmi les seconds, les céréales, le maïs, le riz, lecoton, les haricots et les patates. Enfin, certains fruits,comme les oranges et les pastèques, tiennent une largeplace dans l’alimentation.

» Quoique le maté soit, aujourd’hui surtout, une pro-duction spontanée du sol plutôt qu’un fruit du travail del’homme, on comprendrait difficilement une énumérationdes richesses agricoles du Paraguay dans laquelle la pre-mière place n’appartiendrait pas au précieux végétal quifournit le thé de l’Amérique du Sud . Mais si cet arbren’existe plus qu’à l’état sylvestre, il est répandu dans lesenvirons de Itio-de-Janeiro, au pied des Andes boliviennes,et le pays que nous décrivons trouve encore dans l’expor-tation de ses feuilles torréfiées et convenablement pré-parées l’article le plus important de son commerce. Lesopérations relatives à la récolte du maté, auquel les Espa-gnols donnent le nom générique de yerba (herbe), iden-tiques sur tous les points, sont très simples. Les voici enquelques mots. Vers le mois de novembre, des détache-ments de travailleurs bien armés et pourvus de provisionsvont se fixer au milieu des forêts où abonde l’arbre pré-cieux qui présente l’aspect du laurier franc, avec les dimen-sions et la hauteur d’un petit chêne très touflu. Armés d’unlong couteau, des ouvriers en détachent les branches qued’autres divisent en rameaux plus petits. Ces rameaux,passés dans un feu clair et légèrement grillés, sont placéssur une rage faite de bambous; et ayant de quatre à cinqmètres de hauteur. Au centre de la cage on allume un feupeu ardent que l’on entretient pendant vingt-quatre heures.Les feuilles n’exhalant plus d’humidité sont alors descen-dues et étalées sur des cuirs ; on les détache des rameauxen les frappant avec un sabre de bois ; puis on les piledans des auges ou dans des mortiers, et la poudre est enfinrenfermée dans des sacs assez semblables à de gros oreillerstaillés dans des peaux de bœuf ramollies, et dont le poidsvarie de 60 à 120 kilogrammes. Le maté, nommé par quel-ques auteurs herbe de Saint-Barthélemy , et par d’autres