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de décembre, pendant trois mois environ, abattant enmoyenne de cent soixante à cent quatre-vingt mille bœufs.Il exploite non seulement son extrait et les viandes salées,mais également les cuirs, les suifs, la graisse, les os, lesdébris de l’animal ; enfin, des résidus de celte viande choisiequi a servi à la fabrication de l’extrait concentré, il fait unguano qui passe, après celui du Pérou , pour le meilleur etle plus demandé. L’usine ne peut suffire au nombre descommandes qui de partout lui sont adressées. Hile tientenfin de sa situation, la plus grande facilité de transport eld’expédition ; car Fray-Bentos , par bateaux à vapeur, ne setrouve qu’à vingt-quatre heures de Buenos-Ayres et à trente-six heures de Montevideo * 1 . Aussi l’état de la société est-il. très florissant, et c’est par plus de trois millions que sechiffrent régulièrement ses bénéfices. »
Comte Eugène de Robiano,Dix-huit mois dans l’Amérique du Sud.
3° BIBLIOGRAPHIE
Lemay (Gaston.) A bord de la Junon. (Paris, in-18, 1880, Charpentier .)
Rasse (baron Henry de). Lu république orientale de l’Uruguay. — (Paris ,1876, in-8°, Chaix.)
Robiano (de). Dix-huit mois dans l’Amérique du Sud. — (Paris , 1879, in-8°,Pion.)
TJbsel (Ch. d'). Sud-Amérique. —- (Paris , 1880, in-18, Plon.)
X***. Notice historique et catalogue de la république de V Uruguay. — (Paris ,1867. in-8°. Huzard.)
1. L’usine forme à elle seule une véritable ville de hangars. « Toute la partie
i musculaire d’un bœuf, écrit M. J. Callot, ne fournit pas plus de 3 kil. d'ex-» traits. Ce saladero de Fray-Bentos n’a pas sacrifié moins de 85 000 tètes de» bétail, du 15 décembre 1875 au 25 mars 1876. Durant 59 jours consécutifs,» le chiffre d’animaux tués par jour s’éleva à 1 000 ; le reste du temps, il varia» de 600 à 900. » — M. Couty a constaté à Fray-Bentos que le produit Liebig ne représente qu’une faible partie de la viande abattue. « On ne transforme» en extrait que ies mauvais morceaux, ou plus exactement les morceaux» maigres, qui, se desséchant beaucoup, font une carne secc.a peu pesante et» mauvaise. Mais toutes les parties grasses, et surtout les mantes, sont salées» et desséchées ; on prend même la précaution de les sécher peu, et de les» expédier rapidement à Rio-Janeiro pour qu’ayant moins perdu de leur poids,» elles donnent un produit plus élevé. Si la carne secca est chère, on fera» moins d 'extrait; si elle est bon marché, on en fera davantage; mais dans» aucune des dernières années, la transformation de la viande en produit Liebig » n’est devenue prédominante. »