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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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AMÉRIQUE DU SUD.qu’ici. Un concours s’ouvrit à cet effet, en 1806, à Buonos-Ayres,et soixante-douze systèmes, dont vingt-sept avec échantillons,y figurèrent ; mais pas un ne fut jugé digne du prix; pas unne satisfit 1 œil, l’odorat et le goût tout ensemble. Pour com-battre l’air atmosphérique, qui est l’agent de putréfaction leplus énergique, on a essayé de toutes les substances ; del’huile comme les Romains, du miel comme les Scythes, de lagraisse, du vinaigre, de l’alcool. On a même recouru au pro-cédé Appert, qui consiste à enfermer dans des hoites herméti-quement fermées la substance à conserver, et ensuite à laplonger dans un bain-marie. Mais ce procédé, outre qu’il nelaissait pas à la viande son aspect naturel, était d’une appli-cation trop coûteuse, tandis que les autres, fort bien appropriésaux besoins limités d’une famille, ne suffisaient pas pour laconservation de millions de bœufs et la consommation de na-tions entières. En dernier lieu, on s’est arrêté à la conserva-tion par le froid, sans emploi direct d’aucun réactif; on a tentéde disposer à bord des navires construits tout exprès degrandes glacières et de transporter des bœufs entiers, pour leslivrer aux boucheries européennes, tels qu’ils sortiraient desabattoirs américains, et l'heureux voyage du Frigorifique(en 1878), semble bien indiquer que la question est entréedans la voie de sa solution définitive *. »

De Fonxpertius.

(Journal des Economistes, septembre 1881.)

La Pampa. — Le gaucho.

« On s’imagine généralement que les pampas sont devastes déserts verdoyants où la nature a prodigué des pâ-turages de toute sorte, les peuplant de ruminants et dechevaux qui vivent encore aujourd’hui à l’état sauvage, etfournissent sans frais et sans travail de nombreux produitsà l’industrie humaine. Ces idées erronées, trop répandues,

1. Scientifiquement, ce n’est pas douteux, puisque les viandes transportéespar le Friaorifique ont été trouvées très saines et très mangeable», apres unséjour de cent cinquante jours et plu? dans les cales du navire. Commerciale-ment et pratiquement, c’est autre chose; les viandesexposees a Rouen et a Paris ,et qui furent en effet à un prix de 50 •/<> inférieur au prix du marche français ,étaient revenus primitivement aux vendeurs à un prix supérieur a celui desproduits indigènes. (V. Callot, Revue scientifique, 6 septembre 18, J, et Couty,id., 7 mai, 9 juillet, 6 août 18S1.)