arriva le premier en cet endroit, qu’il nomma Sainte-Lucie ,et y conçut le plan de la cité. Au sommet, on a construit unpetit observatoire, d’où l’on découvre un panorama splen-dide sur la grande chaîne des Andes , dont les cimes, d’uneblancheur immaculée, resplendissent sous les rayons dusoleil. Grâce à la limpidité de l’atmosphère, on distinguesans peine les glaciers suspendus aux flancs de la mon-tagne... Sur le premier plan s’éfendent les innombrablesmaisons de la cité, presque toutes basses, mais renfermantplusieurs cours ou patios et jardins, de sorte qu’elles oc-cupent une immense étendue ; elles sont peintes de vivescouleurs, parmi lesquelles dominent le blanc, le jaune et lebleu de ciel. Les rues se coupent à angles droits, et sontsillonnés de nombreux tramways. Une foule de clochersmulticolores se dressent au-dessus des toits rouges ; çà etlà apparaît le feuillage sombre de Y araucaria, ou bien l’élé-gant panache du jubea speclabilis, le seul palmier qui croîtdans les jardins de Santiago. Hors de l’enceinte delà ville,s’étendent, le long de routes plantées d’arbres, d’inter-minables faubourgs qui vont se perdre au loin dans la cam-pagne. » Edmond Cotteau 1 ,
Promenade autour de l’Amérique du sud.
(Paris , 1S7S, m-8°, Nilsson.)
Les mines «l’A Incarna.
« Comment n’être pas frappé de la richesse minière decette contrée, oii le minerai de cuivre, d’argent ou d’or estaussi commun que la pierre? Depuis trente ans, le districta donné pour un milliard et demi de produits, et ce qu’ilpeut fournir encore est incalculable. Malheureusement, lacherté de la main-d’œuvre est telle que les dépenses d’ex-ploitation dépassent le plus souvent les profits des petitesentreprises. Nous sommes ici dans le pays des fortunes ra-