G12 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE,lèvre supérieure ; l’autre, blanche comme de la craie, paral-lèle à la première, passait à la hauteur des yeux et couvraitles paupières. Ses compagnons portaient aussi comme orne-ments des bandes noircies au charbon. En somme, cettefamille ressemblait absolument à ces diables que l’on faitparaître sur la scène dans le Freyschütz ou dans des piècesanalogues.
» Leur abjection se peignait jusque dans leur altitude,et on pouvait lire sur leurs traits la surprise, l’étonnementet l’inquiétude qu’ils ressentaient. Toutefois, dès que nousleur eûmes donné des morceaux d’étoffe écarlate qu’ils atta-chèrent immédiatement autour de leur cou, ils nous firentmille démonstrations d’amitié. Le vieillard, pour nousprouver cette amitié, nous caressait la poitrine, tout enfaisant entendre une espèce de gloussement semblable àcelui que poussent certaines personnes pour appeler lespoulets. Je fis quelques pas avec le vieillard et il répétaplusieurs fois sur ma personne ces démonstrations ami-cales, qu’il acheva en me donnant en même temps sur lapoitrine et sur le dos trois tapes assez fortes. Puis il se dé-couvrit la poitrine pour que je lui rendisse le compliment,ce que je fis, et ce qui parut le rendre fort heureux. A notrepoint de vue, le langage de.ce peuple mérite à peine le nomde langage articulé. Le capitaine Cook l’a comparé au bruitque ferait un homme en se nettoyant la gorge, mais trèscertainement aucun Européen n’a jamais fait entendrebruits aussi durs, notes aussi gutturales en se nettoyant lagorge. »
Ch. Darwin 1 ,
Voyage d’un naturaliste autour du monde,Trad . de M. Ed. Barbier.
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