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et de grisailles sans valeur. Le maître autel, au contraire, en marbre,en mosaïque et en bronze, est une œuvre d’art fort riche, exécutéeà Rome pour le compte de la famille Torlonia. A g. derrière cetautel, sous le dôme, se voit le beau monument de Mgr Haffreingue(in. 1871), chef d’institution qui a construit l’église, les sculpturespar Delaplanche. Cette partie de l’église est décorée de fresquespar Soulacroix, les sujets tirés de l’histoire de la Vierge. Dans lefond est le sanctuaire de la Vierge, pèlerinage très fréquenté dans ladernière quinzaine du mois d’août. La statue actuelle est moderne,parL. Duthoit. L’ancienne, détruite en 1793, était censée être venuemiraculeusement par mer, comme les christs de Rue et de Dives etle «précieux sang» de Fécamp . — Sous l’église se trouve une vastecrypte, dont une partie remonte au xn e s. Elle est aussi décoréede grisailles et il y a des antiquités trouvées dans les fondationsde l’édifice actuel. On paie 1 fr. pour la visiter, de même que pourmonter au dôme (statue, v. ci-dessus), d’où la vue est très étendue:s’adresser au gardien, sous le portail de dr.
Le château (pl. G2), dans l’angle N.-E. de la ville haute, estune construction massive à six tours, de 1231, comme l’indique uneinscription au-dessus de la porte. Il est occupé par des magasinsd’artillerie et des casernes, et il n’est pas ouvert au public.
Il y a encore à mentionner deux églises modernes du style gotb.(xn e et xm e s.), St-Vincent-de-Paul (pl. D 4-5), à Capécure, et St-François-de-Sales (pl.G4), plus la chapelle Notre-Dame -du-St-Sang (pl.G5), au S.-E.de la ville, toutes curieuses par leur décoration, surtout les sculptures.
En 1804, Napoléon I er concentra à Boulogne une armée de 172 000hommes d’infanterie et 9000 hommes de cavalerie, en même temps qu’uneflottille de 2413 embarcations, montées par 16 738 hommes, pour une des-cente en Angleterre, motivée par la rupture de la paix d’Amiens. Ceprojet hardi devait être exécuté dès que les flottes d’Anvers, de Brest , deCadix et des ports de la Méditerranée seraient réunies pour protéger laflottille de débarquement; la défaite de Trafalgar, en 1805, en empêchal’exécution, et la 3 e coalition força l’empereur à lever le camp de Bou-logne . Un monument, la colonne de la Grande-Armée, consacre depuis1841 le souvenir de ce camp. Elle est située à 2 kil. Va des remparts dela ville haute, à g. de la route de Calais (v. pl. G 2-1) et seulement à 1 kil.de Terlincthum (v. ci-dessous). C’est une colonne d’ordre dorique, enmarbre des environs, de 4 m. de diamètre et 53 m. de hauteur. Elle estcouronnée par une statue en bronze de l’empereur, due à Bosio. Onmonte au sommet. —■ On peut rentrer en ville par les falaises, d’où l'ona de beaux coups d’œil et ou sont les ruines de la tour d’Odre mentionnéesp. 34.
A 3 kil. au S.-O. de Boulogne , sur la côte, au delà de Capécure(p. 59), le Portel (hôtels), gros village de pêcheurs (5611 hab.), où il y demodestes bains de mer.
De Boulogne à St-Omer : 65 kil. ; 1 h. 20 à 2 h. ; 6 fr. 65,4 fr. 90, 3 fr. 20. —Cette ligne se confond avec celle de Paris jusqu’à la 3 e stat., llesdigneul(0 kil.; p. 29), puis elle tourne à g., en passant au-dessus de la grandeligne, et elle remonte encore quelque temps la jolie vallée de la Liane. —16 kil. (5 e st.) Samer. 2164 hab. — 25 kil. (7 e si.) Desvres , petite villeindustrielle. 47121 hab. Passage pittoresque; on côtoie des collines. —32 kil. (9 e st.) Lottinghem. Extraction de phosphates pour engrais. —46 kil. (11 e st.) Lumbres. Ligne d’Anvin a Calais (p. 481. — 54 kil.(13 e st.) Vizernes , localité industrielle. — 60 kil. (15 e st.ï Argues. 4355 hab.Ligne de Berguettc (p. 44). On passe immédiatement ensuite sous le canal