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Le nord-ouest de la France de la frontière belge à la Loire excepté Paris : manuel du voyageur / K. Baedeker
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38 I. R. 9.

ARRAvS.

164 kil. Beaucourt-Hamel. — 169 kil. Miraumont.

174 kil. Achiet, où eut lieu, le 2 janv. 1871, un combat qui pré-céda la bataille de Bapaume (v. ci-dessous).

Embbakch. de 33 kil. sur Marcoing (Cambrai), par (7 kil.) Bapaume (hôt. de la Fleur), ville de 3144 hab., qui fut témoin de l’une des plus im-portantes batailles livrées dans le nord durant la dernière guerre, parle général Faidherbe, le 3 janv. 1871, bataille que les Français et lesAllemands prétendent également avoir gagnée, mais à la suite de laquelleles derniers se retirèrent derrière la Somme . On y a érigé en 1891 unestatue de Faidherbe (1818-1889), en bronze, par Louis-Noël. Eglise et hôtelde ville des xvi e et xvn e s. Restes de remparts. — 17 kil. Vèlu-Beriincourt.Embranch. d’Epehy (p.73). — 33 kil. Marcoing , v. p.73.

179 kil. Courcelles-le-Comte. — 184 kil. Boisleux. Embranch.ilo 27 kil. sur Marquion, devant se prolonger sur Cambrai . — A g.avant Arras, les lignes de Doullens et de St-Pol (p. 41 et 47). Onaperçoit le beau beffroi d’Arras .

192 kil. Arras — Hôtels : du Commerce, rue Gambetta, à l’entrée dela ville (dé. 3 fr., dî. 3.50, v. c.); de V Univers, place de la Croix-Rouge,à g. avant celle au théâtre, où conduit la rue Gambetta (ch. t. c. 2 fr. 50à o, rep. 1, 2.50 et 2.75, v. n. c., p. 9.50, om. 50 ou 75 c.)*, du Petit-St-Pol,place du Théâtre (ch. 2 fr., dé. 3, dî. 3.50, v. c.). — Cafés, place du Théâtre.— Buffet à la gare. — Poste , rue de la Gouvernance, près du théâtre.

Arras est une ville de 26144 hab.. Pane, capitale de VArtois etauj. le chef-lieu du départ, du Pas-de-Calais , le siège d’un évêchéet une anc. place forte, sur la rive dr. de la Scarpe.

Ce fut dans l’antiquité la capitale des Atrébales. Elle était déjàcélèbre au iv e s. par ses étoffes de laine, et l’on voit encore en bien desendroits de ses tapisseries, dont la fabrication a cessé depuis longtemps.Après avoir appartenu plus ou moins complètement aux rois de France ,elle passa avec l’Artois, comme apanage de diverses princesses, dans lamaison de Bourgogne , dans celle de Flandre, puis de nouveau dans cellede Bourgogne et ensuite à l’empire d’Allemagne et à l’Espagne . Priseet reprise plusieurs fois dans les guerres de la France avec les ducs deBourgogne et l’empire, elle ne resta définitivement à la France qu’après1640. Arras est la patrie des deux Robespierre et de Jos. Lebon, unancien curé, qui organisa la terreur daus cette ville et se signala parses cruautés. — Il se fait à Arras un très grand commerce de grains.

lia gare, reconstruite plus près, dans le nouveau quartier qui secrée par suite de la démolition de l’enceinte fortifiée, se trouve aucommencement de la grande artère qui traverse la ville dans saplus grande largeur, sous les noms de rues Gambetta, Ernestale,St-Aubert, etc. À g. de la rue Gambetta, la tour des Ursulines, joliepetite tour moderne du style de transition, dont la flèche a été ren-versée par un ouragan en 1876. C’est une imitation, à une échelledouble, de celle de la Ste-Chandelle, qui s’élevait autrefois sur laPetite-Place. La rue St-Géry, plus loin à dr., nous conduit à cetteplace, où est l'iiôtel de ville.

La Petite-Place et la Grande-Place, un peu plus loin, se dis-tinguent par leur originalité. Elles sont entourées de maisons uni-formes du xvn e s., du temps de la domination espagnole, ayantdans le bas une galerie à arcades, avec colonnes monolithes en grès,et dans le haut des pignons à volutes et à frontons arrondis. H y en