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Le nord-ouest de la France de la frontière belge à la Loire excepté Paris : manuel du voyageur / K. Baedeker
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Le Mont-St-Michel .

De Pontorson au Mont-St-Michel : 9 kil. de route et voit. publ. àchaque train: correspond., 2 fr. 50 aller et retour; autres omnibus, 2 fr.et même 1 fr. 50. Se hâter à l’arrivée du train, s’il y a foule, mais choisirsa voiture et faire prix aux voitures libres. Si l’on a une correspond.,la présenter au bureau à la sortie, pour avoir un billet.

Nota. Il n’est pas agréable, au moins quand il y a foule, en été, decoucher au Mont-St-Michel un dimanche ou un jour de fête. Mais ilimporte d’autre part, pour en avoir une idée complète, d’y être pourl’heure de la marée montante (v. p. xxni et ci-dessous), qui est à peu prèsla même qu’à Granville (p.218) et à St-Malo (p.267). «Etablissement»(v. p. xxm), 6 h. 1/2, ou env. 6 h. 1/4 heure de Paris .

La route du Mont-St-Michel traverse une partie de Pontorson,où elle prend à dr. à une fontaine publique. Hors de la ville, on aà g. la vaste baie du Mont-St-Michel, qui s’est formée par les em-piétements de la mer sur les terrains environnant le Mont, en mêmetemps que les îles normandes (Jersey, etc. ; p. 222) ont été détachéesde la côte. Cette baie a 250 kil. carrés de superficie, et le fond enest si plat que la mer s’y retire, au reflux, jusqu’à une distance de12 kil. et y revient à la côte avec la rapidité d’un cheval au galop.Une compagnie, dite des «polders de l’Ouest», a entrepris de la des-sécher depuis 1856, et il y en a 2000 hect. do desséchés et trans-formés en pâturages. La marée et les courants déposent sur les bordsdu sable fin chargé de carbonate de chaux, nommé «tangue», qui estun précieux engrais recueilli par les paysans des environs. On re-connaît à des perches le lit canalisé du Couesnon, mais il y a dansla baie d’autres cours d’eau plus ou moins perdus qui y produisentdes «lises» ou sables mouvants dans lesquels on enfonce. Les sablesfermes s’y reconnaissent aux rides produites par le reflux.

La *vue unique et surprenante qu’on a bientôt du Mont, dans ladirection de la route, est toutefois ce qui intéresse le plus à mesurequ’on en approche. On passe à la fin sur une digue de plus de1500 m. de long, construite en 1879 en travers de la baie, pour relierl’îlot du Mont à la terre ferme et faciliter le dessèchement, maisqu’on a fortement critiquée comme ôtant au Mont de son pittoresqueet compromettant la solidité de son enceinte, à cause de la violencedes flots qui viennent s’y heurter. Il a été question en 1897 d’y fairepasser un erabranch. de ch. de fer.

Le Mont-St-Michel . — Arrivée. — Les voitures arrêtent d’ordinaireà l’extrémité de la digue, d’où l’on gagne à pied l’unique entrée de laville, à g. de là. Les voyageurs sont incommodés d’une façon extra-ordinaire par les offres des « pisteuses > des hôtels et restaurants. —Hôtel8-restaur., tous près de l’entrée : Foulard Aîné , bon (ch. 3 fr., s. 50 c.,dé. 2.50, dî. 3); Foulard Jeune ou 8t-Mickcl, bon (ch. 2 fr., dé. 2, dî. 2.50);Ridel) etc. — Rest . Poularde plus loin (dé. ou dî. 1 fr. 50). — Visite de l'abbaye ,v. ci-dessous. — Barque pour faire le tour du Mont, 1 fr. par personne.

Le Mont-St-Michel est à la fois le nom du plus important desîlots granitiques de la baie et du petit village qui s’y trouve, nomqu’ils doivent à l’anc. abbaye qui se dresse si fièrement dans le haut.L’ensemble est une des principales curiosités de France et une